« Le régime continue dans sa lancée en maintenant l’injustice », dénonce Meriem Zeghidi, en colère après le verdict rendu par la Cour d’appel de Tunis contre son frère Mourad Zeghidi et son collègue Borhen Bsaies.
Pendant une audience de plus de trois heures, les avocats ont de nouveau dénoncé le manque de preuves dans le dossier sur les questions de « blanchiment d’argent » ou de « malversation financière » pour lesquels ils sont condamnés.
Mourad Zeghidi a, de son côté, été interrogé sur sa société à l’étranger et les versements qui auraient été faits vers un compte en Tunisie. Borhen Bsaies, a, lui, dû éclaircir des soupçons liés à l’ouverture d’une école privée par sa femme enseignante, et notamment les fonds qui auraient aidé à la création de l’établissement. Des questions qui, selon les avocats des deux journalistes, révèlent un biais dans l’accusation. « Zéro, niente, je n'ai ni biens immobiliers, ni bijoux, ni grosses voitures », a martelé Mourad Zeghidi.
Les deux chroniqueurs avaient été emprisonnés en mai 2024 pour des déclarations à la radio et à la télévision, considérées comme critiques du président Kaïs Saïed. En janvier, les deux journalistes avaient été condamnés en première instance à trois ans et demi de prison pour « blanchiment d'argent » et « évasion fiscale ».
Pas de preuve
À la veille du procès, le directeur régional de RSF, Oussama Bouagila a affirmé dans un communiqué qu'« après 23 mois d'enquête, aucun élément sérieux n'a été établi : ni flux suspect, ni actif caché, ni preuve crédible Cet acharnement judiciaire ne doit pas faire oublier l'essentiel : c'est leur travail journalistique qui est à l'origine de ces poursuites ».
« Malheureusement on doit évoquer leur manque de ressources pour les défendre », a déclaré maître Sami Ben Ghazi à l’AFP. La « Cour d’appel confirme une condamnation sans preuve », appuie Oussama Bouagila.
Un autre journaliste de renom, Zied el-Heni, a été condamné le 7 mai à un an de prison ferme pour « atteinte à autrui », après de virulentes critiques contre des décisions judiciaires visant des collègues journalistes.
Pendant une audience de plus de trois heures, les avocats ont de nouveau dénoncé le manque de preuves dans le dossier sur les questions de « blanchiment d’argent » ou de « malversation financière » pour lesquels ils sont condamnés.
Mourad Zeghidi a, de son côté, été interrogé sur sa société à l’étranger et les versements qui auraient été faits vers un compte en Tunisie. Borhen Bsaies, a, lui, dû éclaircir des soupçons liés à l’ouverture d’une école privée par sa femme enseignante, et notamment les fonds qui auraient aidé à la création de l’établissement. Des questions qui, selon les avocats des deux journalistes, révèlent un biais dans l’accusation. « Zéro, niente, je n'ai ni biens immobiliers, ni bijoux, ni grosses voitures », a martelé Mourad Zeghidi.
Les deux chroniqueurs avaient été emprisonnés en mai 2024 pour des déclarations à la radio et à la télévision, considérées comme critiques du président Kaïs Saïed. En janvier, les deux journalistes avaient été condamnés en première instance à trois ans et demi de prison pour « blanchiment d'argent » et « évasion fiscale ».
Pas de preuve
À la veille du procès, le directeur régional de RSF, Oussama Bouagila a affirmé dans un communiqué qu'« après 23 mois d'enquête, aucun élément sérieux n'a été établi : ni flux suspect, ni actif caché, ni preuve crédible Cet acharnement judiciaire ne doit pas faire oublier l'essentiel : c'est leur travail journalistique qui est à l'origine de ces poursuites ».
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