Ce policier charge son arme avant de partir. Aujourd’hui, il escorte un véhicule hors du camp de Dadaab, en direction de la frontière.
« On doit toujours être sur nos gardes. Il y a des bombes posées sur les routes, et les shebabs attaquent les postes de police. Quand on sort, on doit toujours avoir assez de munitions. On a nos gilets pare-balles, nos casques, etc. Toute la zone de Dadaab est dangereuse. Plus vous êtes proche de la frontière, plus c’est dangereux. Donc on fait constamment des patrouilles et du renseignement. Les shebabs ont de l’armement lourd car ils sont sponsorisés. »
Hors micro, un autre policier confie d’ailleurs que les forces de sécurité ne sont pas assez bien équipées face aux terroristes.
Les défis sécuritaires sont donc nombreux d’autant que policiers et militaires kenyans ont une image très dégradée.
« Le gouvernement ne peut pas distinguer les Kenyans d’ethnie somali et ceux qui traversent la frontière, explique Abdullahi Mire, journaliste spécialiste de la région. Cette frontière est une forêt. Il n’y a pas assez d’hommes pour la surveiller, chacun traverse librement. »
Une confiance perdue
Mais le problème est plus profond : « Les gens d’ici sont pris dans un dilemme, poursuit Abdullahi Mire. Ils ne savent plus s’ils appartiennent au Kenya ou à la Somalie. Ils ont peur de la police. Il y a beaucoup de disparitions forcées, d’exécutions extra judiciaires, et ça détruit la confiance avec les autorités. Les habitants ont perdu confiance en le gouvernement central. Ils pensent que Nairobi ne les aide pas, pour l’éducation, la santé. Cette région a le sentiment d’être abandonnée. »
Au fil du temps, les forces de sécurité ont intégré de plus en plus de locaux pour le renseignement et restaurer la confiance avec les habitants. Une peur des autorités largement utilisée par les shebabs pour recruter.
« On doit toujours être sur nos gardes. Il y a des bombes posées sur les routes, et les shebabs attaquent les postes de police. Quand on sort, on doit toujours avoir assez de munitions. On a nos gilets pare-balles, nos casques, etc. Toute la zone de Dadaab est dangereuse. Plus vous êtes proche de la frontière, plus c’est dangereux. Donc on fait constamment des patrouilles et du renseignement. Les shebabs ont de l’armement lourd car ils sont sponsorisés. »
Hors micro, un autre policier confie d’ailleurs que les forces de sécurité ne sont pas assez bien équipées face aux terroristes.
Les défis sécuritaires sont donc nombreux d’autant que policiers et militaires kenyans ont une image très dégradée.
« Le gouvernement ne peut pas distinguer les Kenyans d’ethnie somali et ceux qui traversent la frontière, explique Abdullahi Mire, journaliste spécialiste de la région. Cette frontière est une forêt. Il n’y a pas assez d’hommes pour la surveiller, chacun traverse librement. »
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