Alors que les autorités de la capitale kenyane sont mises en cause pour leur gestion des inondations qui ont fait 49 morts et d'importants dégâts, notamment à Nairobi, le gouverneur de la ville se défend en déplorant « l'indiscipline » des habitants et en invitant « chacun [à] prendre ses responsabilités ».
La polémique enfle au Kenya après les inondations soudaines et meurtrières de la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars qui ont fait 49 morts dans le pays - dont plus de la moitié à Nairobi -, selon le dernier bilan de la police publié lundi 9 mars. Maisons détruites, routes coupées, personnes déplacées...: la capitale subit aujourd'hui encore les conséquences des intempéries tandis que la colère monte, notamment à l’encontre des autorités de la ville.
Dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux, le comédien Eric Omondi, armé d’un balai et vêtu d’une blouse, arpente ainsi les rues de Nairobi en invitant les habitants à déboucher les canalisations « parce que nous sommes clairement livrés à nous-mêmes », déplore celui-ci.
«On a construit sur des cours d’eau, bloqué leur mouvement...»
Si la gestion de la catastrophe par le gouverneur de la capitale est pointée du doigt, « chacun doit prendre ses responsabilités, se défend Johnson Sakaja. Les habitants de Nairobi sont indisciplinés. Ils jettent leurs ordures n’importe où », riposte ce dernier, selon qui ces déchets bouchent les évacuations d’eau de la ville malgré les opérations municipales de collecte qui coûtent déjà 6 milliards de shillings par an, soit plus de 40 millions d’euros.
Secrétaire général de la Croix-Rouge kényane, Ahmed Idris soulève pour sa part le problème posé par l’absence de planification urbaine dans la capitale. « On a construit sur des cours d’eau, bloqué leur mouvement, et ceux qui en paient le prix sont aujourd’hui les habitants des bidonvilles », regrette celui-ci, tandis que le député d’opposition Babu Owino impute cette prospection immobilière à la corruption : « On construit des immeubles là où on ne devrait pas. Les chantiers sont approuvés grâce aux pots-de-vin», accuse ce dernier.
La polémique enfle au Kenya après les inondations soudaines et meurtrières de la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars qui ont fait 49 morts dans le pays - dont plus de la moitié à Nairobi -, selon le dernier bilan de la police publié lundi 9 mars. Maisons détruites, routes coupées, personnes déplacées...: la capitale subit aujourd'hui encore les conséquences des intempéries tandis que la colère monte, notamment à l’encontre des autorités de la ville.
Dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux, le comédien Eric Omondi, armé d’un balai et vêtu d’une blouse, arpente ainsi les rues de Nairobi en invitant les habitants à déboucher les canalisations « parce que nous sommes clairement livrés à nous-mêmes », déplore celui-ci.
«On a construit sur des cours d’eau, bloqué leur mouvement...»
Si la gestion de la catastrophe par le gouverneur de la capitale est pointée du doigt, « chacun doit prendre ses responsabilités, se défend Johnson Sakaja. Les habitants de Nairobi sont indisciplinés. Ils jettent leurs ordures n’importe où », riposte ce dernier, selon qui ces déchets bouchent les évacuations d’eau de la ville malgré les opérations municipales de collecte qui coûtent déjà 6 milliards de shillings par an, soit plus de 40 millions d’euros.
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