En Algérie, le Parlement a adopté définitivement, ce lundi 9 mars 2026, une version amendée de la loi criminalisant la colonisation française. Parmi les changements majeurs, le retrait de la demande d'excuses officielles et de réparations par la France.
« L'Algérie, qui a sacrifié des millions de martyrs pour sa liberté, son indépendance et sa souveraineté, ne bradera jamais sa mémoire ni sa souveraineté contre quelque avantage matériel que ce soit », s'est justifié, face aux députés, Faouzi Bendjaballah, rapporteur de la commission paritaire chargée de modifier le texte.
Après un premier vote fin-décembre par l'Assemblée nationale, le Conseil de la Nation a bloqué le projet de loi, en émettant des réserves courant janvier sur treize articles, notamment sur les clauses concernant les excuses et les réparations françaises.
Durcissement des peines contre la glorification de l'époque coloniale
Autre modification : le durcissement des peines pour ceux qui « glorifieraient » l'époque coloniale et le changement de statut des harkis, qualifiant de trahison et non plus de haute trahison, leur collaboration avec l'armée française.
Le texte, adopté dans sa nouvelle formule, maintient tout de même les dispositions concernant des compensations pour les victimes d'essais nucléaires français en Algérie.
Un adoucissement de la loi sur le volet diplomatique donc qui va dans le sens d'un dégel des relations franco-algériennes. Dégel marqué par cette visite à Alger le mois dernier du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui a pu s'entretenir avec le chef de l’État algérien Abdelmadjid Tebboune.
La conquête de l'Algérie, à partir de 1830, a été marquée par des tueries massives et la destruction de ses structures socio-économiques, ainsi que par des déportations à grande échelle selon des historiens.
De nombreuses révoltes ont été réprimées avant une sanglante guerre d'indépendance (1954-1962) qui a fait 1,5 million de morts algériens selon l'Algérie, 500 000 dont 400 000 Algériens selon les historiens français.
« L'Algérie, qui a sacrifié des millions de martyrs pour sa liberté, son indépendance et sa souveraineté, ne bradera jamais sa mémoire ni sa souveraineté contre quelque avantage matériel que ce soit », s'est justifié, face aux députés, Faouzi Bendjaballah, rapporteur de la commission paritaire chargée de modifier le texte.
Après un premier vote fin-décembre par l'Assemblée nationale, le Conseil de la Nation a bloqué le projet de loi, en émettant des réserves courant janvier sur treize articles, notamment sur les clauses concernant les excuses et les réparations françaises.
Durcissement des peines contre la glorification de l'époque coloniale
Autre modification : le durcissement des peines pour ceux qui « glorifieraient » l'époque coloniale et le changement de statut des harkis, qualifiant de trahison et non plus de haute trahison, leur collaboration avec l'armée française.
Le texte, adopté dans sa nouvelle formule, maintient tout de même les dispositions concernant des compensations pour les victimes d'essais nucléaires français en Algérie.
Un adoucissement de la loi sur le volet diplomatique donc qui va dans le sens d'un dégel des relations franco-algériennes. Dégel marqué par cette visite à Alger le mois dernier du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui a pu s'entretenir avec le chef de l’État algérien Abdelmadjid Tebboune.
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