Séance pour le moins chaotique jeudi à l'Assemblée. Les débats se sont enflammés dès que la taxe sur les produits pétroliers a été discutée. Des élus ont hué, perturbé la procédure, criant « zéro ! zéro ! » pour demander l'annulation totale de cet impôt.
Le scénario a été rocambolesque, avec des coups bas au passage. Une partie des députés a par exemple quitté la salle pour bloquer la séance. Le texte a ensuite été voté une première fois, mais les écrans ont affiché un nombre d'élus erroné, forçant le président de la Chambre à annuler la procédure et à faire intervenir des techniciens.
Finalement, entre cris et interruptions, le texte a bien été adopté. La taxe sur les produits pétroliers est donc maintenue, mais réduite à 8%. Ce qui ne devrait pas satisfaire les Kényans.
Les élus opposés à cet impôt étaient très en colère. L'un d'eux a parlé de « débats honteux » et promis des recours en justice. Un autre a menacé le président de l'Assemblée de destitution.
En tout cas avec cet impôt, le gouvernement devrait récupérer 170 millions de dollars, soit deux fois moins que si la taxe était restée à 16%.
Pour compenser cette perte, le ministère du Trésor a coupé dans les dépenses publiques. Mais il a aussi augmenté d'autres taxes notamment bancaires ou sur les transferts d'argent par téléphone. Une pratique très populaire au Kenya et vitale pour les plus modestes. De quoi là encore mécontenter la population
Le scénario a été rocambolesque, avec des coups bas au passage. Une partie des députés a par exemple quitté la salle pour bloquer la séance. Le texte a ensuite été voté une première fois, mais les écrans ont affiché un nombre d'élus erroné, forçant le président de la Chambre à annuler la procédure et à faire intervenir des techniciens.
Finalement, entre cris et interruptions, le texte a bien été adopté. La taxe sur les produits pétroliers est donc maintenue, mais réduite à 8%. Ce qui ne devrait pas satisfaire les Kényans.
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