Au Kenya, des milliers de veuves risquent de tout perdre après la mort de leur mari. Malgré une constitution qui garantit à tous les citoyens le droit de posséder des terres, les traditions locales et le manque d’accès à la justice les privent souvent de leurs droits.
Rebecca Anyango vit dans cette maison depuis 26 ans. Aujourd’hui, à 70 ans, elle craint d’en être chassée. Depuis la mort de son mari, la famille de ce dernier la menace d’expulsion, affirmant qu’elle n’a aucun droit à l’héritage. Sans représentation légale, elle se bat seule contre un procès intenté par sa belle-famille : c’est ici que j’ai enterré mon mari, il est mort il y a 16 ans. Sa tombe est ici. Où voulez-vous que j’emmène cette tombe ? Où voulez-vous que j’emmène mes petits-enfants ?.
Comme Rebecca, des milliers de veuves en Kenya occidental, issues des groupes ethniques Luo, Luhya et Kisii, subissent des pratiques culturelles illégales. Parmi elles, le “nettoyage sexuel” ou le “mariage hérité”, où une veuve est forcée d’épouser un frère de son défunt mari. Ceux qui refusent, comme Rebecca, sont souvent isolés et spoliés de leurs terres.
Anne Bonareri, 60 ans, a tout perdu après la mort de son mari en 1997. Sa belle-famille a saisi ses biens, ses photos, et même ses vêtements. Le lendemain des funérailles, le frère aîné de son mari est venu la réclamer comme épouse. Lorsqu’elle a refusé, des hommes armés l’ont agressée : ils ont tout pris. Il ne me reste qu’une seule photo de lui.
Sa fille, Emma Mong’ute, a créé la fondation Amandla MEK en 2019 pour aider les veuves à accéder à des conseils juridiques et des avocats bénévoles. Grâce à son action, certaines ont pu conserver leurs terres : le déshéritage des veuves crée un cycle de pauvreté pour des centaines de milliers d’enfants. Nous envisageons de pousser pour une loi comme celle de Siaya County.
En novembre, l’assemblée locale de Siaya County a adopté à l’unanimité une loi pour protéger les veuves. Elle criminalise le déshéritage forcé et le remariage forcé. Une avancée majeure, qui pourrait inspirer d’autres comtés.
Au Kenya, des femmes comme Rebecca, Anne et Marie luttent pour leurs droits et leur dignité. Grâce à des initiatives locales et à des lois innovantes, l’espoir d’un avenir plus juste grandit, pas à pas.
Rebecca Anyango vit dans cette maison depuis 26 ans. Aujourd’hui, à 70 ans, elle craint d’en être chassée. Depuis la mort de son mari, la famille de ce dernier la menace d’expulsion, affirmant qu’elle n’a aucun droit à l’héritage. Sans représentation légale, elle se bat seule contre un procès intenté par sa belle-famille : c’est ici que j’ai enterré mon mari, il est mort il y a 16 ans. Sa tombe est ici. Où voulez-vous que j’emmène cette tombe ? Où voulez-vous que j’emmène mes petits-enfants ?.
Comme Rebecca, des milliers de veuves en Kenya occidental, issues des groupes ethniques Luo, Luhya et Kisii, subissent des pratiques culturelles illégales. Parmi elles, le “nettoyage sexuel” ou le “mariage hérité”, où une veuve est forcée d’épouser un frère de son défunt mari. Ceux qui refusent, comme Rebecca, sont souvent isolés et spoliés de leurs terres.
Anne Bonareri, 60 ans, a tout perdu après la mort de son mari en 1997. Sa belle-famille a saisi ses biens, ses photos, et même ses vêtements. Le lendemain des funérailles, le frère aîné de son mari est venu la réclamer comme épouse. Lorsqu’elle a refusé, des hommes armés l’ont agressée : ils ont tout pris. Il ne me reste qu’une seule photo de lui.
Sa fille, Emma Mong’ute, a créé la fondation Amandla MEK en 2019 pour aider les veuves à accéder à des conseils juridiques et des avocats bénévoles. Grâce à son action, certaines ont pu conserver leurs terres : le déshéritage des veuves crée un cycle de pauvreté pour des centaines de milliers d’enfants. Nous envisageons de pousser pour une loi comme celle de Siaya County.
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