Dans un entretien accordé à l'Observateur, Mamadou Faye, ancien Directeur Général de Petrosen (compagnie pétrolière nationale), a analysé la volonté de l'État du Sénégal de reprendre le contrôle du gisement gazier Yaakar-Teranga, actuellement aux mains de l'américain Kosmos Energy. Pour Mamadou Faye, l'État dispose de leviers contractuels pour reprendre les parts de la société sans passer par les tribunaux internationaux. «L'Etat a la possibilité de non seulement demander [...] mais il a le droit de rappeler la garantie bancaire, de faire sortir Kosmos et de maintenir Petrosen», a estimé Mamadou Faye.
Cependant, avant toute exploitation du gisement, l'ancien patron de Petrosen insiste sur la nécessité de son évaluation rigoureuse. «La première chose à faire pour Yaakar-Teranga, c'est l'aspect géologique. Quantifier et évaluer les réserves pour voir le caractère économique du projet», prévient-il. L’ancien directeur a aussi précisé que le marché local ne suffira pas, à lui seul, à rentabiliser les investissements massifs requis. «Avec le marché local, le projet ne sera jamais rentable», affirme-t-il, préconisant une approche par étapes pour comprendre le comportement du réservoir avant de viser l'exportation ou une échelle industrielle.
Une fois Kosmos «évincé» légalement, la voie serait libre pour de nouvelles alliances. «Petrosen aussi pourra aller chercher des partenaires crédibles avec lesquels il pourrait travailler sur le projet», analyse t-il. Mamadou Faye conclut en rappelant que le succès de cette opération repose sur le respect strict des procédures du Code pétrolier, afin d'assurer une mutation de contrat incontestable.
Cependant, avant toute exploitation du gisement, l'ancien patron de Petrosen insiste sur la nécessité de son évaluation rigoureuse. «La première chose à faire pour Yaakar-Teranga, c'est l'aspect géologique. Quantifier et évaluer les réserves pour voir le caractère économique du projet», prévient-il. L’ancien directeur a aussi précisé que le marché local ne suffira pas, à lui seul, à rentabiliser les investissements massifs requis. «Avec le marché local, le projet ne sera jamais rentable», affirme-t-il, préconisant une approche par étapes pour comprendre le comportement du réservoir avant de viser l'exportation ou une échelle industrielle.
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