L'Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred) a dénoncé une nouvelle fois, les longues détentions provisoires dans les prisons sénégalaises liées au « mauvais fonctionnement » de la justice, dans un communiqué parvenu à PressAfrik.
« Du fait d'un nombre très réduit de magistrats et greffiers avec des cabinets d’instruction inondés de dossiers ou on peut se retrouver avec un ratio d’un juge d’instruction pour plus de deux cent cinquante (250) détenus. Parallèlement, le parquet à qui on transmet le dossier pour faire son dernier réquisitoire pour permettre au juge de boucler l’instruction et d’émettre des ordonnances de non-lieu ou de renvoi devant la juridiction de jugement compétente, a aussi un déficit de substitut du procureur . La conséquence directe est que les dossiers sont entassés au parquet parfois cela peut durer 6 mois voire plus d’un an », souligne-t-elle dans la note.
L’association estime que « la grâce présidentielle est le seul véritable moyen de désengorger les prisons. Entre 2012 et 2017, 10.338 détenus ont été graciés par le chef de l'État et en 2017 l’effectif des détenus était estimé à 10.083. Et si on se base sur les chiffres publiés par un quotidien de la place qui parle de 10.532 soit une hausse de 449 détenus en 2021, dit-elle.
Les femmes représentent 3, 45 % et les mineurs 1, 85% en 2017
Dans les prisons aussi, l’Asred note un nombre important de déficients mentaux. Ces détenus vulnérables y sont bloqués par l’absence de documents médicaux devant provenir des expertises pour attester de leur état de démence pour l’application de l’article 50 du code pénal qui prévoit l'irresponsabilité pénale des personnes souffrant de démence.
Sur la prise en charge, la ration journalière du détenu qui est passée de 600 francs /jour/détenu avec feu Cheikh Tidiane Diallo, en passant à 1000 francs avec le colonel Daouda Diop a atteint 1150 francs avec l' actuel DAP, le Colonel Jean Bertrand Bocandé.
Dans toutes les prisons visitées, l'ASRED a constaté de visu des « efforts considérables » en terme d'infrastructures comme la prison de Koutal qui a carrément changé de visage en 2019 avec de nouveaux locaux modernes ou chaque détenu à son lit répondant aux normes d’occupation et de couchage (arrêté du ministre de la justice fixant les normes d’hébergement des détenus du Sénégal) soit 1, 35 m2 par personne détenue pour la surface de couchage.
Le volet sanitaire est « bien pris en charge » avec la possibilité pour les détenus de recevoir des soins gratuits mais aussi des analyses médicales très chères en cas de besoin dans les cliniques privées dont les frais sont payés par les Inspections régionales de l’Administration pénitentiaire. Sans oublier l’installation de cabinets dentaires.
« Du fait d'un nombre très réduit de magistrats et greffiers avec des cabinets d’instruction inondés de dossiers ou on peut se retrouver avec un ratio d’un juge d’instruction pour plus de deux cent cinquante (250) détenus. Parallèlement, le parquet à qui on transmet le dossier pour faire son dernier réquisitoire pour permettre au juge de boucler l’instruction et d’émettre des ordonnances de non-lieu ou de renvoi devant la juridiction de jugement compétente, a aussi un déficit de substitut du procureur . La conséquence directe est que les dossiers sont entassés au parquet parfois cela peut durer 6 mois voire plus d’un an », souligne-t-elle dans la note.
L’association estime que « la grâce présidentielle est le seul véritable moyen de désengorger les prisons. Entre 2012 et 2017, 10.338 détenus ont été graciés par le chef de l'État et en 2017 l’effectif des détenus était estimé à 10.083. Et si on se base sur les chiffres publiés par un quotidien de la place qui parle de 10.532 soit une hausse de 449 détenus en 2021, dit-elle.
Les femmes représentent 3, 45 % et les mineurs 1, 85% en 2017
Dans les prisons aussi, l’Asred note un nombre important de déficients mentaux. Ces détenus vulnérables y sont bloqués par l’absence de documents médicaux devant provenir des expertises pour attester de leur état de démence pour l’application de l’article 50 du code pénal qui prévoit l'irresponsabilité pénale des personnes souffrant de démence.
Sur la prise en charge, la ration journalière du détenu qui est passée de 600 francs /jour/détenu avec feu Cheikh Tidiane Diallo, en passant à 1000 francs avec le colonel Daouda Diop a atteint 1150 francs avec l' actuel DAP, le Colonel Jean Bertrand Bocandé.
Dans toutes les prisons visitées, l'ASRED a constaté de visu des « efforts considérables » en terme d'infrastructures comme la prison de Koutal qui a carrément changé de visage en 2019 avec de nouveaux locaux modernes ou chaque détenu à son lit répondant aux normes d’occupation et de couchage (arrêté du ministre de la justice fixant les normes d’hébergement des détenus du Sénégal) soit 1, 35 m2 par personne détenue pour la surface de couchage.
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