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L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a rendu ses conclusions ce week-end sur l'évaluation du processus électoral en RDC. L'enjeu est de taille puisque Kinshasa doit organiser une élection présidentielle, des législatives et des prov

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a rendu ses conclusions ce week-end sur l'évaluation du processus électoral en RDC. L'enjeu est de taille puisque Kinshasa doit organiser une élection présidentielle, des législatives et des provinciales d'ici la fin de l'année. Or si l'enrôlement des électeurs a bien commencé, les retards accumulés sont nombreux. Parmi les principales recommandations des experts de la Francophonie : étendre l'enrôlement à l'ensemble du territoire congolais et publier un calendrier électoral rapidement.



Première urgence : étendre l'enrôlement des électeurs au Grand-Kasaï. Cette région du centre du pays est secouée par des violences depuis un an provoquant la suspension du processus d'inscription des électeurs. Pour les experts de la Francophonie, faire abstraction du Kasaï qui représente près de 8 % de la population d'électeurs, c’est prendre le risque d'élections non inclusives, ce qui menace de retarder l'élaboration du calendrier électoral.
 
Autre point noir, les retards pris dans l'adoption de lois nécessaires à l'organisation des élections : la loi sur la répartition des sièges pour les législatives par exemple n'a toujours pas été adoptée ; idem pour celle qui doit créer le comité national de suivi de l'accord et donc des élections. Un retard législatif qui ralentit tout le reste.
 
Pour des élections en 2017
 
Enfin si la population fait preuve d'engouement sur le terrain pour que des élections soient organisées -  le nombre de personnes qui viennent s'inscrire en est une manifestation -, les experts de la Francophonie regrettent un certain désintérêt de la classe politique. Très peu d'observateurs sont dans les centres d'enrôlement des électeurs : environ 1 pour 114, seulement, selon le rapport. Une absence peut-être due à un alourdissement de la procédure d'inscription, note aussi les experts, avec la nécessité pour les observateurs de fournir un extrait de casier judiciaire.
 
Mais malgré tous ces défis, l'Organisation de la francophonie ne conclut pas à l'impossibilité de tenir les élections d'ici la fin de l'année. Elle appelle plutôt la Commission électorale à prendre rapidement des mesures pour rectifier le tir.
 
Cette mission, réalisée à la demande de la Commission électorale congolaise, s'inquiète aussi de l'absence à ce jour de logiciel pour détecter les doubles inscriptions dans les fichiers électoraux, les doublons...
 
 ■ Pour le président de la Céni, l’organisation des élections en 2017 semble difficile
 
Pas d'impossibilité à la tenue des scrutins dit donc l'OIF. Un sentiment que ne partage pas tout à fait Corneille Nangaa. Le président de la Commission électorale nationale indépendante de RDC était ces derniers jours à Paris à l'invitation de l'Organisation de la francophonie et ce dimanche, chez nos confrères de TV5 Afrique, il a évoqué des problèmes techniques.

Rfi.fr

Lundi 10 Juillet 2017 - 12:25



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