Maître Moussa Bocar Thiam, avocat de Farba Ngom a officiellement saisi le procureur de la République. Il réclame l'abandon de l'appel qui bloque la mise en liberté provisoire de son client.
Selon Me Moussa Bocar Thiam, les expertises médicales ordonnées par le juge d'instruction sont sans équivoque, « Farba Ngom souffre de pathologies chroniques graves ». L’avocat va plus loin en évoquant un « risque prévisible de mort subite en détention ». Il a souligné l'inadaptation des conditions actuelles, le Pavillon spécial ne pouvant compenser l'indisponibilité de l'hôpital Le Dantec, toujours en travaux. Pour la défense, « le maintien en détention relève désormais d'une urgence humanitaire absolue ».
Sur le fond du dossier, Me. Thiam a qualifié l’appel du procureur de « purement conservatoire » et difficile à soutenir juridiquement pour trois raisons principales, notamment, l’ « absence de corps du délit », selon lui, Farba Ngom est poursuivi pour « complicité de détournement de deniers publics », mais aucun agent du Trésor n'est inculpé dans cette affaire. L’autre fait c’est l’« origine des fonds », la défense a soutenu que les transactions financières concernées impliquent l'homme d'affaires Tahirou Sarr et n'ont aucun lien avec les caisses de l'État. Et la « preuves matérielles », l'avocat a rappelé que les rapports de la CENTIF ne constituent pas des preuves en soi et qu'aucun acte matériel concret n'est reproché au député-maire.
En demandant au parquet de renoncer à son appel contre la mainlevée ordonnée par le juge, Me Moussa Bocar Thiam a invoqué l'image de la justice sénégalaise. « Maintenir l'inculpé en détention dans ces conditions serait contraire au principe d'une justice moderne et respectueuse des droits humains », a souligné l'avocat.
Le respect de la présomption d'innocence et le droit à des soins adaptés sont, selon lui, les seuls garants d'une procédure équitable. La décision repose désormais entre les mains du parquet financier
Selon Me Moussa Bocar Thiam, les expertises médicales ordonnées par le juge d'instruction sont sans équivoque, « Farba Ngom souffre de pathologies chroniques graves ». L’avocat va plus loin en évoquant un « risque prévisible de mort subite en détention ». Il a souligné l'inadaptation des conditions actuelles, le Pavillon spécial ne pouvant compenser l'indisponibilité de l'hôpital Le Dantec, toujours en travaux. Pour la défense, « le maintien en détention relève désormais d'une urgence humanitaire absolue ».
Sur le fond du dossier, Me. Thiam a qualifié l’appel du procureur de « purement conservatoire » et difficile à soutenir juridiquement pour trois raisons principales, notamment, l’ « absence de corps du délit », selon lui, Farba Ngom est poursuivi pour « complicité de détournement de deniers publics », mais aucun agent du Trésor n'est inculpé dans cette affaire. L’autre fait c’est l’« origine des fonds », la défense a soutenu que les transactions financières concernées impliquent l'homme d'affaires Tahirou Sarr et n'ont aucun lien avec les caisses de l'État. Et la « preuves matérielles », l'avocat a rappelé que les rapports de la CENTIF ne constituent pas des preuves en soi et qu'aucun acte matériel concret n'est reproché au député-maire.
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