Les premières frappes ont été signalées en début d’après-midi. Des sources militaires évoquent des tirs venant de l’autre côté de la frontière côté ougandais et des frappes aériennes menées par hélicoptères. L’armée ougandaise confirme avoir utilisé des moyens aériens et de l’artillerie longue portée, mais assure qu’aucune troupe au sol n’a été déployée en RDC.
Pour justifier ces frappes « préventives », Kampala explique avoir reçu des informations selon lesquelles les ADF seraient en train de préparer une attaque sur son sol. « Les ADF, écrit par mail le porte-parole de l'armée ougandaise, qui ont récemment mené l'attaque contre les casques bleus de la Monusco, avaient prévu de mener des activités hostiles contre l'Ouganda ».
L’Ouganda assure que tout cela a été décidé en concertation avec Kinshasa. Il est vrai que les états-majors des deux pays se sont rencontrés la semaine dernière suite à l’attaque de Sémiliki, pour préparer des actions coordonnées.
Problème, côté congolais, on assure que les frappes de vendredi n’étaient pas prévues. « Un plan concerté était sur la table, mais les Ougandais ne l’ont pas respecté », assure un haut gardé de l’armée congolaise. « Il n’était pas prévu que cela débute aujourd’hui (vendredi) », explique cette source pour qui la « précipitation » de l’armée ougandaise constitue un « incident très grave » qui « remet en cause le plan initialement discuté ».
L’Ouganda n’a pas communiqué sur son bilan ou une éventuelle suite à ses opérations. Quant à la Monusco, censée appuyer l’armée congolaise dans sa lutte contre les ADF, elle n’a pas été associée aux discussions entre l’Ouganda et la RDC et dit être en train de « rassembler des informations » auprès de ses « partenaires ».
L'affaire provoque des suspicions au sein de l'armée comme chez des observateurs qui craignent une instrumentalisation politique du conflit à Beni alors que le président ougandais vient de modifier sa Constitution pour lever la limite d'âge et pouvoir ainsi se représenter en 2021.
En attendant, le bilan de l’attaque de Sémiliki s’alourdit ; la Monusco annonce qu’un quinzième casque bleu tanzanien a succombé à ses blessures à Kampala. Un autre est toujours porté disparu.
Pour justifier ces frappes « préventives », Kampala explique avoir reçu des informations selon lesquelles les ADF seraient en train de préparer une attaque sur son sol. « Les ADF, écrit par mail le porte-parole de l'armée ougandaise, qui ont récemment mené l'attaque contre les casques bleus de la Monusco, avaient prévu de mener des activités hostiles contre l'Ouganda ».
L’Ouganda assure que tout cela a été décidé en concertation avec Kinshasa. Il est vrai que les états-majors des deux pays se sont rencontrés la semaine dernière suite à l’attaque de Sémiliki, pour préparer des actions coordonnées.
Problème, côté congolais, on assure que les frappes de vendredi n’étaient pas prévues. « Un plan concerté était sur la table, mais les Ougandais ne l’ont pas respecté », assure un haut gardé de l’armée congolaise. « Il n’était pas prévu que cela débute aujourd’hui (vendredi) », explique cette source pour qui la « précipitation » de l’armée ougandaise constitue un « incident très grave » qui « remet en cause le plan initialement discuté ».
L’Ouganda n’a pas communiqué sur son bilan ou une éventuelle suite à ses opérations. Quant à la Monusco, censée appuyer l’armée congolaise dans sa lutte contre les ADF, elle n’a pas été associée aux discussions entre l’Ouganda et la RDC et dit être en train de « rassembler des informations » auprès de ses « partenaires ».
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