Le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana, mais aussi le Niger ou le Burkina... Autant de destinations d’exportation dont les éleveurs maliens sont désormais privés. Au Garbal de Niamana, le plus grand marché à bétail d’exportation de Bamako, Alahidi Sagara fait grise mine. Il élève une quarantaine de moutons :
Les acheteurs sénégalais, ivoiriens ou guinéens qui arpentent habituellement les travées boueuses du marché à bétail ont déserté. Quelques dizaines de mètres derrière les enclos des moutons, des bergers rassemblent leurs vaches à coups de bâton. Maciré Niangadou en possède plus de 300. Après le Coup d’État militaire du 18 août, lorsque la Cédéao a suspendu tous les flux financiers et commerciaux avec le Mali, certaines de ses bêtes attendaient déjà à la frontière sénégalaise, prêtes à être vendues :
« Maintenant nous payons des pots-de-vin pour faire entrer les animaux. Des pots-de-vin. C’est soixante-quinze mille francs CFA pour un camion !
Une manière de faire évidemment intenable sur le long terme. Depuis cet épisode, Maciré Niangadou ne prend plus la peine d’envoyer ses vaches à la frontière :
« On a dû faire ça pour faire entrer (au Sénégal, ndlr) les vaches qui étaient bloquées à la frontière. Il n’y avait pas d’autres solutions. Mais depuis, nous avons arrêté cette pratique. Le Mali est déjà en difficulté et si la Cédéao décrète un embargo, cela ajoute de la difficulté à la difficulté. La Cédéao doit comprendre que l’embargo joue essentiellement sur la population et non sur le régime. Maintenant si la Cédéao peut lever l’embargo, cela nous faciliterait les choses. »
Après l’or et le coton, l’élevage est le troisième produit d’exportation du Mali. C'est également une source de revenus pour plus de 30% de la population, selon les chiffres du Programme des Nations unies pour le développement.
Les acheteurs sénégalais, ivoiriens ou guinéens qui arpentent habituellement les travées boueuses du marché à bétail ont déserté. Quelques dizaines de mètres derrière les enclos des moutons, des bergers rassemblent leurs vaches à coups de bâton. Maciré Niangadou en possède plus de 300. Après le Coup d’État militaire du 18 août, lorsque la Cédéao a suspendu tous les flux financiers et commerciaux avec le Mali, certaines de ses bêtes attendaient déjà à la frontière sénégalaise, prêtes à être vendues :
« Maintenant nous payons des pots-de-vin pour faire entrer les animaux. Des pots-de-vin. C’est soixante-quinze mille francs CFA pour un camion !
Une manière de faire évidemment intenable sur le long terme. Depuis cet épisode, Maciré Niangadou ne prend plus la peine d’envoyer ses vaches à la frontière :
« On a dû faire ça pour faire entrer (au Sénégal, ndlr) les vaches qui étaient bloquées à la frontière. Il n’y avait pas d’autres solutions. Mais depuis, nous avons arrêté cette pratique. Le Mali est déjà en difficulté et si la Cédéao décrète un embargo, cela ajoute de la difficulté à la difficulté. La Cédéao doit comprendre que l’embargo joue essentiellement sur la population et non sur le régime. Maintenant si la Cédéao peut lever l’embargo, cela nous faciliterait les choses. »
Après l’or et le coton, l’élevage est le troisième produit d’exportation du Mali. C'est également une source de revenus pour plus de 30% de la population, selon les chiffres du Programme des Nations unies pour le développement.
Autres articles
-
Kenya: la société civile s’inquiète d’une résurgence de la violence politique
-
Soudan: El Niño fait craindre une aggravation de la crise alimentaire provoquée par la guerre
-
Lomé s'exprime pour la première fois sur l'arrestation de deux journalistes français au Togo
-
Mali: libération de deux ex-paramilitaires du groupe Wagner détenus par des jihadistes et des rebelles touaregs
-
Ebola en RDC: lourd bilan après cent jours d'une épidémie toujours pas maîtrisée




Kenya: la société civile s’inquiète d’une résurgence de la violence politique


