La première personne infectée, une fillette, venait de la Guinée voisine. Et dès l’annonce de sa mort à Kayes, dans l’extrême ouest du pays, un branle-bas s’est installé : une équipe du ministère malien de la Santé a débarqué sur place. L’OMS a envoyé du renfort. Les personnes avec qui la fillette avait été en contact à Bamako et à Kayes ont été mises en observation, une grande campagne de sensibilisation a été déclenchée. Les gels antibactériens inondent le pays, plus personne ne se donne la main, on se salue à l’asiatique, les deux mains fermées.
Subitement, une seconde filière de contagion apparaît dans une clinique de Bamako. L’intéressé, déjà malade, est également venu de la Guinée. A son contact, un infirmier malien meurt. Remobilisation. Le président malien nomme un conseiller spécial anti-Ebola et il se rend lui-même à la frontière guinéenne pour une campagne de sensibilisation. La frontière ne sera pas fermée, mais désormais contrôlée. Un cordon sanitaire y est installé.
Aujourd’hui donc, il n'y a plus d’Ebola au Mali, mais il faut rester vigilants, comme l’affirment deux autres hommes-clé du dispositif anti-Ebola : Ousmane Koné, le ministre malien de la Santé et Ibrahima Socé Fall, l’envoyé à Bamako de l’ONU pour la lutte contre Ebola.
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