Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

L’organisation criminelle continue de croître en Afrique, selon un nouveau rapport



L’organisation criminelle continue de croître en Afrique, selon un nouveau rapport
L'Indice 2025 du crime organisé en Afrique, publié par le projet ENACT, offre une vue d'ensemble et une analyse du passé, du présent et de l'avenir du crime organisé à travers le continent. Dans sa quatrième et dernière version, l'Indice 2025 s'appuie sur les connaissances de plus de 160 experts.

Il combine huit années de données qualitatives et quantitatives pour évaluer l'évolution du crime organisé et de la résilience en Afrique. Il examine également les défis actuels, notamment l'impact de la technologie et des dynamiques géopolitiques. Le rapport observe une croissance constante des marchés et des acteurs criminels en Afrique depuis 2019.

Principales conclusions du crime organisé en Afrique

En 2025, les marchés criminels les plus répandus en Afrique sont la criminalité financière, la traite des êtres humains, les crimes liés aux ressources non renouvelables, le commerce de contrefaçons et le trafic d'armes. « Depuis 2023, les deux marchés ayant connu la croissance la plus rapide sont la criminalité financière et le commerce de contrefaçons, reflétant des tendances mondiales plus larges ».
Diversité régionale.

Afrique de l'Ouest : Le commerce de la cocaïne domine l'économie illicite
Afrique de l'Est : L’Afrique de l'Est se distingue par ses taux élevés de traite des êtres humains, de trafic d'armes et de passeurs, qui contribuent aux moyennes continentales.
Afrique du Nord : les crimes financiers et le trafic de cannabis sont les marchés criminels les plus répandus, plaçant la région respectivement deuxième et première au monde pour ces économies illicites.
Afrique centrale : Les crimes liés aux ressources non renouvelables y exercent une influence significative.
Afrique australe : Le commerce d'espèces sauvages figure parmi les marchés criminels les plus importants.

Acteurs criminels : selon le rapport, les acteurs intégrés à l'État sont les plus répandus. Leur influence est jugée « sévère » dans près de la moitié (48 %) des pays africains. Les groupes criminels étrangers représentent également une menace croissante.
Criminalité numérique : il est constaté que le boom numérique a favorisé l'émergence de la fraude financière en ligne et des rançongiciels, particulièrement au Kenya, en Afrique du Sud et au Nigeria.
Conflits et gouvernance : La criminalité prospère dans les environnements instables. « Il existe une forte corrélation entre la fragilité des États et les scores de criminalité. Par ailleurs, les pays démocratiques font preuve d'une meilleure résilience face au crime organisé que les États autoritaires ».
Déclin de la résilience sur le continent

Le rapport  note un déclin constant de la résilience face au crime organisé dans la plupart des pays africains depuis 2019. Environ 92,5 % des pays du continent affichent une faible résilience face au crime organisé. Les organisations de la société civile sont souvent à l’avant-garde des efforts de protection sociale. Toutefois, depuis l’Indice de 2021, l’indicateur de résilience des « acteurs non étatiques » a connu le plus fort recul. « Bien que ces conclusions soient préoccupantes, elles fournissent la base de preuves nécessaire pour des réponses efficaces », a déclaré Mark Shaw, directeur exécutif de la Gi-toc. Le projet ENACT est mis en œuvre par un consortium composé de l'Institute for Security studies (ISS), d'Interpol et de la Global initiative against transnational Organized Crime (Gi-toc).

F. Bakary Camara

Mercredi 7 Janvier 2026 - 13:27


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter