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La Belgique «accepte d'accueillir» l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo



Deux semaines après que le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse, Mamadou Touré l'ait annoncé à RFI, la Belgique confirme sa volonté d'héberger Laurent Gbagbo. « Répondant à une demande de coopération de la Cour pénale internationale, la Belgique a accepté d'accueillir Laurent Gbagbo », a expliqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Karl Lagatie, précisant ne pas savoir si l'ex-président se trouvait en Belgique.

Les deux acquittés ont été pris en charge par les autorités néerlandaises à leur sortie de prison, aux alentours de 18h30, vendredi soir, et ont passé leur première nuit à l’hôtel, à La Haye.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Belgique a confirmé, ce samedi matin, son accord pour accueillir Laurent Gbagbo sur le sol belge où résident sa seconde épouse Nady Bamba et l’un de ses fils, mais pour l’instant la Belgique précise que des discussions sont toujours en cours avec la CPI sur les modalités de contrôle judiciaire, notamment la question de son lieu de résidence.

Le porte-parole du ministère, Karl Lagatie, précise qu’il s’agit d’une négociation qui doit trouver son issue « dans les jours qui viennent » sans plus de précisions, ce qui retarde évidemment, d’autant, l’arrivée en Belgique de Laurent Gbagbo.

Le ministère précise s’il était besoin que l’ancien chef d’État devra évidemment se tenir à tout moment à la disposition de la CPI s’il est convoqué pour une éventuelle audience.

On travaillera dans le cadre des conditions fixées par la Cour pénale internationale elle-même ; conditions qui vont être aussi discutées avec la Belgique.
Selon la procédure, déjà utilisée dans d’autres affaires entre la Cour et la Belgique, notamment dans l’affaire Bemba, une fois conclues ces discussions, les autorités néerlandaises devraient conduire Laurent Gbagbo à la frontière où il serait alors pris en charge par la police belge.

Laurent Gbagbo est libre, mais il a une longue liste de conditions très contraignantes à respecter, sous peine d'être interpellé de nouveau par la CPI. Il ne peut pas voyager en dehors de la circonscription dans laquelle il sera établi et doit remettre son passeport au greffe. Autre contrainte, Laurent Gbagbo ne peut pas faire de déclaration publique. Des conditions qui s'appliquent jusqu'à ce que la procédure soit totalement terminée.

On attend en effet la restitution de la décision d'acquittement. Un document détaillé de plusieurs centaines de pages dans lequel les trois juges de la chambre de première instance justifient leur jugement oral, prononcé mi-janvier. Ce document ne sera pas disponible avant au moins cinq à six mois, estiment plusieurs sources à la CPI. Après avoir étudié ce document, la procureur aura ensuite un mois pour interjeter appel. Si cette éventuelle requête sur le fond du dossier est acceptée, le procès devra reprendre là où il s'est arrêté, c'est-à-dire, à l'audition des témoins de la défense. L'ensemble de cette procédure pourrait alors encore durer plusieurs mois.

Dans son entourage, certaines voix interprètent cela comme une forme « d'assignation à résidence ». Une situation que déplore également Guy Labertit, élu municipal et proche de Laurent Gbagbo.

A travers cette décision, la CPI apparaît comme une chambre de convenance.

rfi

Dimanche 3 Février 2019 - 10:21



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