« On ne demande la permission à personne », a pesté le président de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), Alioune Tine, pour assurer que la RADDHO fera partie des observateurs pour l’élection présidentielle de 2012. A la suite de l’intention du gouvernement sénégalais, de retirer cette ONG de la liste d’observateurs pour la prochaine élection très mouvementée par la contestation de la candidature de Me Wade, son président « non neutre » selon la mouvance présidentielle, dénonce une injustice. « Le gouvernement ne peut pas objectivement nous empêcher d’observer ces élections », plaide Alioune Tine, invité de l’émission « Grand jury » de la RFM ce dimanche. Pour le porte-parole du M23, la décision du gouvernement est « comme si on disait à une organisation des droits de l’homme que vous n’avez pas le droit d’aller faire vos investigations en matière de droits de l’homme ». Vouloir rester un acteur neutre tout en affirmant qu’un des candidats ne peut pas se présenter, ne complique-t-elle pas la situation de la RADDHO ? « C’est lui-même qui s’est exclu de la course. Ce n’est pas nous », se défend M. Tine qui s’explique « nous avons pris acte du fait que la constitution l’interdit de briguer un troisième mandat. Les constitutionnalistes de ce pays ont fait le point et personne à ma connaissance ne dit que Wade a droit à un troisième mandat ». Cette décision tendant à disqualifier la RADDHO de l’observation de l’élection présidentielle de 2012 prouve que « ce sont des gens qui sont un peu dans le désarroi », conclut Alioune Tine.
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