En République démocratique du Congo, le cardinal Fridolin Ambongo a livré un message de Pâques à contre-courant de ses prises de parole habituelles lors de son homélie de la Vigile pascale, dans la soirée du samedi 4 avril. Réputé pour son franc-parler, celui-ci s'est cette fois abstenu de toute critique de la gouvernance du pays et de tout commentaire relatif à une question d’actualité.
Dans ce texte qui sera lu ce dimanche à travers l’archidiocèse de Kinshasa et dont RFI s’est procuré une copie, le cardinal dresse toutefois un constat sévère de la situation de son pays. Ce dernier en parle comme d'une terre « meurtrie », en profonde souffrance.
« Rien n’est irréversible »
S'il s'inquiète de la progression de la violence à Kinshasa où il déplore également une dégradation des infrastructures, ce qui complique davantage encore les conditions de vie des Kinois - se déplacer dans la capitale devient un véritable casse-tête, y compris pour ceux qui soutiennent l’économie nationale -, le cardinal Ambongo dresse un constat tout aussi alarmant pour le reste du pays. Persistance de l'occupation d'une partie du territoire nationale et des conflits armés en RDC, présence de milliers de déplacés vivant dans des conditions précaires, exposition de la jeunesse au désespoir : pour Fridolin Ambongo, ces réalités « blessent gravement la communion nationale ».
Au cœur de ce sombre tableau, son message pascal se veut cependant porteur d’espérance : « Rien n’est irréversible », y affirme-t-il aussi avant d'appeler les Congolais à « faire le choix courageux du dialogue et de la paix ». S'il n'y aborde pas le débat sur la révision de la Constitution, le cardinal y invite enfin ses compatriotes à adhérer sincèrement à l’initiative du Pacte pour la paix et le bien vivre-ensemble, un projet soutenu par les Églises catholique et protestante qu’il présente comme une voie concrète pour restaurer l’unité nationale.
Dans ce texte qui sera lu ce dimanche à travers l’archidiocèse de Kinshasa et dont RFI s’est procuré une copie, le cardinal dresse toutefois un constat sévère de la situation de son pays. Ce dernier en parle comme d'une terre « meurtrie », en profonde souffrance.
« Rien n’est irréversible »
S'il s'inquiète de la progression de la violence à Kinshasa où il déplore également une dégradation des infrastructures, ce qui complique davantage encore les conditions de vie des Kinois - se déplacer dans la capitale devient un véritable casse-tête, y compris pour ceux qui soutiennent l’économie nationale -, le cardinal Ambongo dresse un constat tout aussi alarmant pour le reste du pays. Persistance de l'occupation d'une partie du territoire nationale et des conflits armés en RDC, présence de milliers de déplacés vivant dans des conditions précaires, exposition de la jeunesse au désespoir : pour Fridolin Ambongo, ces réalités « blessent gravement la communion nationale ».
Au cœur de ce sombre tableau, son message pascal se veut cependant porteur d’espérance : « Rien n’est irréversible », y affirme-t-il aussi avant d'appeler les Congolais à « faire le choix courageux du dialogue et de la paix ». S'il n'y aborde pas le débat sur la révision de la Constitution, le cardinal y invite enfin ses compatriotes à adhérer sincèrement à l’initiative du Pacte pour la paix et le bien vivre-ensemble, un projet soutenu par les Églises catholique et protestante qu’il présente comme une voie concrète pour restaurer l’unité nationale.
Autres articles
-
Nigeria: la Commission électorale refuse de reconnaître la coalition ADC
-
Bénin: en pleine crise interne, le parti d'opposition Les Démocrates se réunit en conseil national extraordinaire
-
Soudan du Sud: des centaines de milliers de déplacés entre janvier et fin mars 2026 selon l’ONU
-
À Saint-Denis, un rassemblement contre le racisme à l’initiative du maire LFI Bally Bagayoko
-
RDC: le médecin qui avait frappé une patiente après son accouchement condamné à deux mois de prison avec sursis





Nigeria: la Commission électorale refuse de reconnaître la coalition ADC


