Ce sont quelques lignes au détour d’un texte sur le budget de l’Union européenne. Un amendement qui défend l’idée d’un financement européen des infrastructures aux frontières quand le projet soumis au vote en session plénière s'opposait à « toute utilisation de fonds européens pour construire des clôtures ou des murs aux frontières extérieures de l'Union ». En filigrane, un plaidoyer pour les clôtures anti-immigration.
Petri Sarvarmaa, eurodéputé de droite (PPE) y est d’autant plus favorable que son pays, la Finlande, prévoit à son tour une clôture à sa frontière avec la Russie. « Il ne s’agit pas d’empêcher des réfugiés de fuir la guerre, mais de fortifier la sécurité en Europe, justifie-t-il. La barrière que l’Espagne a construite à Ceuta, est-ce que c’est seulement pour protéger l’Espagne ? Non, c’est pour toute l’Europe. C’est un système européen de protection des frontières. »
L'amendement déposé par son groupe a été adopté par 322 voix pour, 290 contre et 20 abstentions, dont de nombreuses voix du PPE, des eurosceptiques et de l'extrême droite. L'adoption de cet amendement a entraîné en réponse un rejet de l'ensemble des orientations budgétaires, une première au Parlement européen, par 210 voix pour, 321 contre et 105 absentions.
« On ne résout pas la question migratoire avec des murs »
Au sein du Parlement européen, la gauche et le centre restent hostiles à un financement commun de ces clôtures. Un dispositif « inutile, coûteux et indigne » de l’Europe aux yeux de l’eurodéputée Renew Europe Valérie Hayer. « C'est une idée portée par l'extrême droite. C'est une idée qu'on a vue de l'autre côté de l'Atlantique avec Donald Trump, pointe-t-elle. La droite au Parlement essaie de courir toujours plus, toujours plus près, toujours plus vite derrière l'extrême droite. Donc c'est une question de principe. On ne résout pas la question migratoire avec des murs, on a une réglementation en la matière qui est en cours de négociation, donc retroussons-nous les manches pour enfin trouver un accord sur ce pacte asile et migration. »
Pour l’heure, la Commission européenne accepte de financer le renforcement des frontières par le biais d’équipements mobiles et de moyens de surveillance. Mais elle continue de s'opposer, malgré la pression croissante de nombreux pays européens, au financement de ces clôtures aux frontières.
Petri Sarvarmaa, eurodéputé de droite (PPE) y est d’autant plus favorable que son pays, la Finlande, prévoit à son tour une clôture à sa frontière avec la Russie. « Il ne s’agit pas d’empêcher des réfugiés de fuir la guerre, mais de fortifier la sécurité en Europe, justifie-t-il. La barrière que l’Espagne a construite à Ceuta, est-ce que c’est seulement pour protéger l’Espagne ? Non, c’est pour toute l’Europe. C’est un système européen de protection des frontières. »
L'amendement déposé par son groupe a été adopté par 322 voix pour, 290 contre et 20 abstentions, dont de nombreuses voix du PPE, des eurosceptiques et de l'extrême droite. L'adoption de cet amendement a entraîné en réponse un rejet de l'ensemble des orientations budgétaires, une première au Parlement européen, par 210 voix pour, 321 contre et 105 absentions.
« On ne résout pas la question migratoire avec des murs »
Au sein du Parlement européen, la gauche et le centre restent hostiles à un financement commun de ces clôtures. Un dispositif « inutile, coûteux et indigne » de l’Europe aux yeux de l’eurodéputée Renew Europe Valérie Hayer. « C'est une idée portée par l'extrême droite. C'est une idée qu'on a vue de l'autre côté de l'Atlantique avec Donald Trump, pointe-t-elle. La droite au Parlement essaie de courir toujours plus, toujours plus près, toujours plus vite derrière l'extrême droite. Donc c'est une question de principe. On ne résout pas la question migratoire avec des murs, on a une réglementation en la matière qui est en cours de négociation, donc retroussons-nous les manches pour enfin trouver un accord sur ce pacte asile et migration. »
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