Le régime militaire accuse ces médias de diffuser des contenus susceptibles de menacer l’ordre public et la stabilité du pays, sans donner davantage de précisions.
Pour RSF, il s’agit d’une décision « abusive » qui illustre une répression croissante de la liberté de la presse au Niger et plus largement dans l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe aussi le Mali et le Burkina Faso. « C'est une décision très grave. Nous estimons que l'Observatoire national de la communication enfonce le pays dans une sorte de négation du droit à l'information plurielle sur des accusations qui, pour nous, sont forgées de toutes pièces », note Sadibou Marong, directeur du bureau régional de Reporters sans frontières (RSF) pour l'Afrique de l'Ouest interrogé par RFI.
« Cela ne fait qu'assombrir une situation déjà très grave pour le Niger, qui a perdu 37 places au dernier classement mondial de la liberté de la presse à cause des arrestations arbitraires de journalistes, à cause aussi de l'instrumentalisation de lois, par exemple la loi sur la cybercriminalité qui est instrumentalisée pour commettre des délits de presse, rappelle Sadibou Marong. C'est la raison pour laquelle Reporters sans frontières demande la levée immédiate d'une décision qui nous semble abusive, et nous demandons donc aux régulateurs de cesser de s'inféoder à la volonté des autorités militaires en prenant des décisions comme la suspension de ces neuf médias. »
Selon des organisations locales, six journalistes restent actuellement détenus au Niger pour des accusations liées à la sûreté de l’État.
Pour RSF, il s’agit d’une décision « abusive » qui illustre une répression croissante de la liberté de la presse au Niger et plus largement dans l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe aussi le Mali et le Burkina Faso. « C'est une décision très grave. Nous estimons que l'Observatoire national de la communication enfonce le pays dans une sorte de négation du droit à l'information plurielle sur des accusations qui, pour nous, sont forgées de toutes pièces », note Sadibou Marong, directeur du bureau régional de Reporters sans frontières (RSF) pour l'Afrique de l'Ouest interrogé par RFI.
« Cela ne fait qu'assombrir une situation déjà très grave pour le Niger, qui a perdu 37 places au dernier classement mondial de la liberté de la presse à cause des arrestations arbitraires de journalistes, à cause aussi de l'instrumentalisation de lois, par exemple la loi sur la cybercriminalité qui est instrumentalisée pour commettre des délits de presse, rappelle Sadibou Marong. C'est la raison pour laquelle Reporters sans frontières demande la levée immédiate d'une décision qui nous semble abusive, et nous demandons donc aux régulateurs de cesser de s'inféoder à la volonté des autorités militaires en prenant des décisions comme la suspension de ces neuf médias. »
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