Dans la lettre, datée du 23 avril, le ministre des Finances s’alarme d’un budget municipal déconnecté de la réalité, et dénonce une multitude de pratiques financières contraires à la loi. La fuite de cette lettre a soulevé l’indignation de plusieurs partis politiques, notamment l’Alliance démocratique.
« Johannesburg est en faillite, et c’est à cause des actions et décisions illégales prises par la municipalité, assène Helen Zille, candidate du parti à la mairie de Johannesburg. Cela explique, par exemple, pourquoi il n’y a pas de pièces de rechange pour réparer les fuites d’eau. Cela explique pourquoi rien ne peut être fait pour maintenir et réparer les services publics défaillants à travers Johannesburg. »
Une dette qui a augmenté de 400 millions d'euros en deux ans
En seulement deux ans, la dette de la ville s’est alourdie de 400 millions d’euros, pour atteindre 1,3 milliard d’euros. Des factures impayées, en particulier à l’entreprise nationale d’électricité. Une situation critique pour la capitale économique du pays, décrit Alex Van Den Heever, professeur à l’école de gouvernance de l’université de Wits : « Les dérives ont atteint une telle ampleur que le gouvernement national lui-même doit intervenir, alors même qu’il est du même parti politique, ce qui en soi témoigne de la gravité de la situation. La municipalité ment tout simplement au public sur son budget réel. »
Des pratiques qui, portées devant la justice, pourraient entrainer des poursuites pénales. Dada Morero, le maire de Johannesburg, affirme qu’il rencontrera Enoch Godongwana prochainement, et qu’il n’y a « pas lieu de s’inquiéter ».
« Johannesburg est en faillite, et c’est à cause des actions et décisions illégales prises par la municipalité, assène Helen Zille, candidate du parti à la mairie de Johannesburg. Cela explique, par exemple, pourquoi il n’y a pas de pièces de rechange pour réparer les fuites d’eau. Cela explique pourquoi rien ne peut être fait pour maintenir et réparer les services publics défaillants à travers Johannesburg. »
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En seulement deux ans, la dette de la ville s’est alourdie de 400 millions d’euros, pour atteindre 1,3 milliard d’euros. Des factures impayées, en particulier à l’entreprise nationale d’électricité. Une situation critique pour la capitale économique du pays, décrit Alex Van Den Heever, professeur à l’école de gouvernance de l’université de Wits : « Les dérives ont atteint une telle ampleur que le gouvernement national lui-même doit intervenir, alors même qu’il est du même parti politique, ce qui en soi témoigne de la gravité de la situation. La municipalité ment tout simplement au public sur son budget réel. »
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