"Les citoyens sénégalais attendent une réponse claire depuis le mois de septembre", a déclaré Magaye Gaye lors de notre entretien. Pour l'économiste, la déclaration du FMI ne résout en rien le problème, et il insiste sur la nécessité d’une enquête interne pour déterminer les responsabilités au sein de l’institution elle-même. "J’ai, à plusieurs reprises, interpellé le Fonds pour qu'il ouvre une enquête sur cette situation et qu'il situe les responsabilités au sein de ses propres équipes. Pourtant, mes appels sont restés sans réponse", a-t-il ajouté.
Magaye Gaye souligne également un manquement important dans la couverture médiatique de la crise budgétaire. Il rapporte avoir contacté une journaliste d'un média international qui avait récemment interviewé le représentant principal du FMI au Sénégal. Selon lui, la question cruciale – à savoir quelle est la responsabilité éventuelle du FMI dans cette déroute budgétaire – n’a pas été posée au principal intéressé.
Fort de son expérience dans les organisations internationales de financement, l'ancien cadre de la BOAD rappelle que les bailleurs de fonds comme le FMI disposent d'outils de suivi rigoureux pour anticiper et corriger les crises financières. "Il est impensable, par exemple, qu’un surfinancement soit autorisé sans un suivi rigoureux de son utilisation", a-t-il ajouté, soulignant que l'absence de telles mesures correctives a contribué à la situation actuelle.
A terme, Magaye Gaye appelle le FMI à prendre ses responsabilités en fournissant des explications détaillées sur son rôle dans la gestion de la crise budgétaire sénégalaise. "Le Fonds, en tant qu’acteur majeur de la gestion financière internationale, doit prendre ses responsabilités et fournir des explications sur son rôle dans cette crise. Les Sénégalais méritent des réponses", a-t-il insisté.
Les citoyens sénégalais, selon l'économiste, méritent une transparence totale concernant l'implication des institutions internationales dans cette crise et une réponse claire et directe du FMI sur la gestion des fonds alloués au pays.
Magaye Gaye souligne également un manquement important dans la couverture médiatique de la crise budgétaire. Il rapporte avoir contacté une journaliste d'un média international qui avait récemment interviewé le représentant principal du FMI au Sénégal. Selon lui, la question cruciale – à savoir quelle est la responsabilité éventuelle du FMI dans cette déroute budgétaire – n’a pas été posée au principal intéressé.
Fort de son expérience dans les organisations internationales de financement, l'ancien cadre de la BOAD rappelle que les bailleurs de fonds comme le FMI disposent d'outils de suivi rigoureux pour anticiper et corriger les crises financières. "Il est impensable, par exemple, qu’un surfinancement soit autorisé sans un suivi rigoureux de son utilisation", a-t-il ajouté, soulignant que l'absence de telles mesures correctives a contribué à la situation actuelle.
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