Le Nigeria souhaite renforcer sa coopération militaire avec le Bénin et le Niger, afin de sécuriser la zone frontalière entre les trois pays, de plus en plus infiltrée par des groupes armés et des jihadistes venus du Sahel : c'est ce qu'a déclaré le ministre de la Défense nigérian à l'AFP, lors d'une interview réalisée à Abuja.
La sécurité s'est largement dégradée ces derniers mois dans cette zone entre Niger, Bénin et Nigeria et c'est un « nouveau secteur » prioritaire pour la défense nigériane.
Le général Christopher Musa a souligné auprès de l'AFP que « le Jnim (...) tente de tirer parti de la possibilité de passer par la République du Bénin, [depuis le Burkina Faso], pour pénétrer au Nigeria ». Une coopération militaire renforcée permettrait ainsi d'intervenir de l'autre côté des frontières, si besoin…
Ce plan est « en cours d'élaboration », affirme le ministre de la Défense, qui espère se rendre au Burkina Faso, au Mali et au Niger dans les prochains mois. Le général à la retraite prône également un échange renouvelé avec les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES).
La coopération militaire est déjà bien enclenchée avec le Bénin : Christopher Musa a confirmé que des troupes béninoises avaient mené des opérations sur le territoire nigérian avec l'aval d'Abuja. La présence de miliciens béninois aux côtés des forces de sécurité nigérianes a par ailleurs été documentée.
Mettre en place une coopération militaire plus large
Il y a désormais urgence à mettre en place une coopération militaire plus large pour « empêcher [les jihadistes] de s'enfoncer plus profondément dans le sud » du Nigeria, estime Christopher Musa.
Le nord-est du Nigeria est en proie à une insurrection jihadiste depuis 2009, d'abord menée par Boko Haram, puis par sa branche dissidente et rivale, l'État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap).
La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements ces derniers mois a conduit le président nigérian Bola Tinubu à décréter en 2025 un état d'urgence sécuritaire à l'échelle nationale et Donald Trump à menacer le pays d'une intervention militaire.
Le président américain avait affirmé que les chrétiens du Nigeria étaient « persécutés » et victimes d'un « génocide » perpétré par des « terroristes », ce qu'Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans.
L'armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, a procédé le jour de Noël à des frappes dans l'État de Sokoto (nord-ouest) ayant visé, selon Washington, des jihadistes de l'EI.
La sécurité s'est largement dégradée ces derniers mois dans cette zone entre Niger, Bénin et Nigeria et c'est un « nouveau secteur » prioritaire pour la défense nigériane.
Le général Christopher Musa a souligné auprès de l'AFP que « le Jnim (...) tente de tirer parti de la possibilité de passer par la République du Bénin, [depuis le Burkina Faso], pour pénétrer au Nigeria ». Une coopération militaire renforcée permettrait ainsi d'intervenir de l'autre côté des frontières, si besoin…
Ce plan est « en cours d'élaboration », affirme le ministre de la Défense, qui espère se rendre au Burkina Faso, au Mali et au Niger dans les prochains mois. Le général à la retraite prône également un échange renouvelé avec les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES).
La coopération militaire est déjà bien enclenchée avec le Bénin : Christopher Musa a confirmé que des troupes béninoises avaient mené des opérations sur le territoire nigérian avec l'aval d'Abuja. La présence de miliciens béninois aux côtés des forces de sécurité nigérianes a par ailleurs été documentée.
Mettre en place une coopération militaire plus large
Il y a désormais urgence à mettre en place une coopération militaire plus large pour « empêcher [les jihadistes] de s'enfoncer plus profondément dans le sud » du Nigeria, estime Christopher Musa.
Le nord-est du Nigeria est en proie à une insurrection jihadiste depuis 2009, d'abord menée par Boko Haram, puis par sa branche dissidente et rivale, l'État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap).
La recrudescence des attaques meurtrières et des enlèvements ces derniers mois a conduit le président nigérian Bola Tinubu à décréter en 2025 un état d'urgence sécuritaire à l'échelle nationale et Donald Trump à menacer le pays d'une intervention militaire.
Le président américain avait affirmé que les chrétiens du Nigeria étaient « persécutés » et victimes d'un « génocide » perpétré par des « terroristes », ce qu'Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans.
L'armée américaine, en coordination avec les autorités nigérianes, a procédé le jour de Noël à des frappes dans l'État de Sokoto (nord-ouest) ayant visé, selon Washington, des jihadistes de l'EI.
Autres articles
-
Mali : l'armée affirme avoir repoussé les attaques terroristes et repris le contrôle de plusieurs positions
-
Ghana: le gouvernement critiqué pour sa gestion des inondations meurtrières
-
Kenya: un hôtel de luxe dans la réserve Masai Mara continue d'alimenter les polémiques
-
Mali: des localités dans le nord et une prison dans le sud visées par des attaques coordonnées
-
Mali : la CPI achève les réparations pour les victimes des mausolées détruits à Tombouctou





Mali : l'armée affirme avoir repoussé les attaques terroristes et repris le contrôle de plusieurs positions


