À Washington, dans les halls du Congrès, c’est une nouvelle fois le chaos et les élus sont profondément divisés. Un sentiment de déjà-vu, décrit notre correspondante aux États-Unis, Loubna Anaki.
Les élus républicains, pourtant majoritaires à la chambre basse, avaient soumis au vote cette nouvelle proposition au lendemain du torpillage parDonald Trump et Elon Musk d'un précédent accord négocié avec les démocrates qui aurait évité aux États-Unis un « shutdown » juste avant Noël.
Le futur président américain avait pourtant apporté sa bénédiction au nouveau texte des républicains, saluant « un très bon accord pour le peuple américain ». Avant le vote, le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, avait exprimé son opposition à cette proposition, « pas sérieuse » et « risible » selon lui. Et alors que les deux tiers des voix étaient nécessaires à une adoption, le texte n'a même pas atteint la majorité simple, avec 38 républicains se joignant au « non » des démocrates. La marche à suivre est désormais incertaine pour le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, pressé d'un côté par les démocrates de revenir à l'accord négocié, et de l'autre par certains élus conservateurs qui refusent en bloc tout texte qui ne comprendrait pas de coupe budgétaire pour compenser les nouvelles aides.
Après l'annonce qu'il n'y aurait pas d'autre vote dans la soirée de jeudi, Mike Johnson a promis que les élus allaient « se rassembler et trouver une autre solution ». Le temps presse avant l'heure fatidique de minuit vendredi soir. Une paralysie des services publics fédéraux entraînerait notamment le chômage technique pour des centaines de milliers de fonctionnaires, le gel de plusieurs aides sociales ou encore la fermeture de certaines crèches. Une situation extrêmement impopulaire, d'autant plus à l'approche de Noël.
La probabilité d'un « shutdown » a été grandement accrue lorsque Donald Trump a exprimé sa désapprobation mercredi face à un projet de loi négocié par les républicains au Congrès avec les démocrates, jugé « ridicule et extraordinairement onéreux » par le président élu.
Le rebondissement avait pris de court les élus et donné un aperçu d'une présidence Trump 2.0 avant même la prise de fonctions du républicain le 20 janvier. Avec un style similaire à son premier mandat, ne s'embarrassant pas des conventions, quitte à provoquer un certain chaos. Le futur président n'avait pas été le seul à dynamiter le premier accord. « Tuez le texte ! », avait lancé son allié Elon Musk sur son réseau social X dans une longue série de posts, où il dénonçait des dépenses superflues selon lui. Le patron de Tesla et SpaceX avait en revanche affirmé soutenir la nouvelle proposition des républicains.
Côté démocrates, on accuse Donald Trump et Elon Musk d’avoir fait échouer un budget de compromis négocié de haute lutte, alors qu’ils ne sont même pas encore au pouvoir. « S’il y a un shutdown, ce sera entièrement la faute d’Elon Musk et de Donald Trump » a affirmé Hakeem Jeffries, le chef de la minorité démocrate à la Chambre.
Les élus républicains, pourtant majoritaires à la chambre basse, avaient soumis au vote cette nouvelle proposition au lendemain du torpillage parDonald Trump et Elon Musk d'un précédent accord négocié avec les démocrates qui aurait évité aux États-Unis un « shutdown » juste avant Noël.
Le futur président américain avait pourtant apporté sa bénédiction au nouveau texte des républicains, saluant « un très bon accord pour le peuple américain ». Avant le vote, le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, avait exprimé son opposition à cette proposition, « pas sérieuse » et « risible » selon lui. Et alors que les deux tiers des voix étaient nécessaires à une adoption, le texte n'a même pas atteint la majorité simple, avec 38 républicains se joignant au « non » des démocrates.
Des dernières négociations avant un «shutdown »
Après l'annonce qu'il n'y aurait pas d'autre vote dans la soirée de jeudi, Mike Johnson a promis que les élus allaient « se rassembler et trouver une autre solution ». Le temps presse avant l'heure fatidique de minuit vendredi soir. Une paralysie des services publics fédéraux entraînerait notamment le chômage technique pour des centaines de milliers de fonctionnaires, le gel de plusieurs aides sociales ou encore la fermeture de certaines crèches. Une situation extrêmement impopulaire, d'autant plus à l'approche de Noël. La probabilité d'un « shutdown » a été grandement accrue lorsque Donald Trump a exprimé sa désapprobation mercredi face à un projet de loi négocié par les républicains au Congrès avec les démocrates, jugé « ridicule et extraordinairement onéreux » par le président élu.
Le rebondissement avait pris de court les élus et donné un aperçu d'une présidence Trump 2.0 avant même la prise de fonctions du républicain le 20 janvier. Avec un style similaire à son premier mandat, ne s'embarrassant pas des conventions, quitte à provoquer un certain chaos. Le futur président n'avait pas été le seul à dynamiter le premier accord. « Tuez le texte ! », avait lancé son allié Elon Musk sur son réseau social X dans une longue série de posts, où il dénonçait des dépenses superflues selon lui. Le patron de Tesla et SpaceX avait en revanche affirmé soutenir la nouvelle proposition des républicains.
Côté démocrates, on accuse Donald Trump et Elon Musk d’avoir fait échouer un budget de compromis négocié de haute lutte, alors qu’ils ne sont même pas encore au pouvoir. « S’il y a un shutdown, ce sera entièrement la faute d’Elon Musk et de Donald Trump » a affirmé Hakeem Jeffries, le chef de la minorité démocrate à la Chambre.
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