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Les Italiens peu concernés par le sort des migrants-esclaves en Libye

L’Italie pointée du doigt par L’ONU pour ses accords avec Tripoli visant à freiner drastiquement les départs de migrants via, notamment, de copieux financements et la formation de garde-côtes libyens, n’est plus le pays de l’accueil généreux, tel qu’on a pu le connaitre. Même si les médias nationaux se font, jour après jour, les porte-paroles des ONG et autres témoins d’une situation insoutenable. On observe qu’il n’y a pas d’indignation généralisée face au sort des migrants-esclaves, soumis à la torture et au racket en Libye.



En Italie, Il n’y a pas besoin de photos et vidéos pour s’indigner de la situation dans les camps libyens. Les ONG, comme les médecins, sont les premiers témoins directs des sévices subis.
 
Parmi les médecins, le docteur Pietro Bartolo soigne, depuis 1992, des migrants qui débarquent à Lampedusa. Et il en a vu des atrocités. Par exemple, un jeune Nigérian éviré. Mais la population ne s’indigne pas.
 
Selon un récent sondage*, seuls 17% des Italiens estiment qu’il est juste d’aider les migrants. En 2003, ils étaient 60% à se déclarer favorables à leur accueil. Il est vrai que l’Italie de 2003 n’était pas celle de 2017. 

Rfi.fr

Jeudi 7 Décembre 2017 - 13:14


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