La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et les pratiques assimilées (DNLT), relevant de la Direction de la Police aux Frontières, a déféré, le 26 janvier 2026, deux individus devant le parquet du Tribunal de grande instance de Saint-Louis, a indiqué la Police nationale.
Les mis en cause sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques authentiques, ainsi que pour l'obtention indue de documents administratifs sénégalais ».
L'affaire a débuté lors d'une patrouille de surveillance des points de passage non officiels près du village de Thiambène. Le Commissaire Spécial de Rosso y a intercepté un individu en possession d'une panoplie de documents contradictoires : une carte nationale d’identité, un permis de conduire et un certificat de nationalité sénégalaise, côtoyant un passeport ordinaire d'un pays frontalier.
Initialement, l'homme a tenté de justifier la régularité de ses documents sénégalais en invoquant une procédure d'inscription tardive auprès de l’état civil et du Tribunal d’Instance de Thiès.
La supercherie a été levée grâce au croisement des fichiers de la DNLT. En 2022, l'épouse de l'intéressé, de nationalité étrangère, avait déjà été interpellée pour des faits similaires, entraînant la saisie de plusieurs « Volets 1 » de la commune de Boki Dialloubé. Confronté à ces preuves et aux révélations sur sa véritable identité, le suspect a fini par avouer avoir usurpé l'identité de son oncle pour remplir indûment les conditions d'accès à la nationalité sénégalaise.
La fouille de ses bagages a révélé l'ampleur du trafic. Les agents ont découvert un stock impressionnant de documents vierges ou falsifiés provenant de diverses localités (Tambacounda, Ndame, Koumpentoum) ainsi que des pièces d'identité guinéennes et mauritaniennes.
L'enquête a rapidement permis d'identifier et d'interpeller son complice à Tambacounda. Ce dernier, se présentant comme un « démarcheur », a reconnu son implication dans ce réseau criminel. Il opérait selon une tarification précise :
• 50 000 FCFA pour un jugement de naissance ou une annulation.
• 25 000 FCFA pour un certificat de nationalité.
La perquisition du domicile de l'acolyte a mis en lumière une organisation quasi-industrielle. Profitant d'une certaine proximité avec des acteurs locaux, il facilitait la naturalisation frauduleuse de ressortissants étrangers. Les enquêteurs ont saisi :
• 219 photocopies de cartes d’identité sénégalaises (utilisées pour créer de « faux parents » aux clients étrangers).
• Des centaines d'extraits de naissance, de certificats de non-inscription et de minutes de greffe, dont beaucoup étaient vierges mais déjà estampillés.
• Des extraits de casier judiciaire et des certificats de non-opposition.
Interrogé sur cette découverte, le démarcheur a admis obtenir ces documents auprès des communes et juridictions, prétendant agir comme n'importe quel intermédiaire administratif.
Les investigations se poursuivent activement afin d'identifier et de démanteler l'ensemble des ramifications de ce réseau de fraude à l'identité nationale.
Les mis en cause sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques authentiques, ainsi que pour l'obtention indue de documents administratifs sénégalais ».
L'affaire a débuté lors d'une patrouille de surveillance des points de passage non officiels près du village de Thiambène. Le Commissaire Spécial de Rosso y a intercepté un individu en possession d'une panoplie de documents contradictoires : une carte nationale d’identité, un permis de conduire et un certificat de nationalité sénégalaise, côtoyant un passeport ordinaire d'un pays frontalier.
Initialement, l'homme a tenté de justifier la régularité de ses documents sénégalais en invoquant une procédure d'inscription tardive auprès de l’état civil et du Tribunal d’Instance de Thiès.
La supercherie a été levée grâce au croisement des fichiers de la DNLT. En 2022, l'épouse de l'intéressé, de nationalité étrangère, avait déjà été interpellée pour des faits similaires, entraînant la saisie de plusieurs « Volets 1 » de la commune de Boki Dialloubé. Confronté à ces preuves et aux révélations sur sa véritable identité, le suspect a fini par avouer avoir usurpé l'identité de son oncle pour remplir indûment les conditions d'accès à la nationalité sénégalaise.
La fouille de ses bagages a révélé l'ampleur du trafic. Les agents ont découvert un stock impressionnant de documents vierges ou falsifiés provenant de diverses localités (Tambacounda, Ndame, Koumpentoum) ainsi que des pièces d'identité guinéennes et mauritaniennes.
L'enquête a rapidement permis d'identifier et d'interpeller son complice à Tambacounda. Ce dernier, se présentant comme un « démarcheur », a reconnu son implication dans ce réseau criminel. Il opérait selon une tarification précise :
• 50 000 FCFA pour un jugement de naissance ou une annulation.
• 25 000 FCFA pour un certificat de nationalité.
La perquisition du domicile de l'acolyte a mis en lumière une organisation quasi-industrielle. Profitant d'une certaine proximité avec des acteurs locaux, il facilitait la naturalisation frauduleuse de ressortissants étrangers. Les enquêteurs ont saisi :
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