La réaction la plus ferme est celle du pays dans lequel la Gambie est enclavée, et pour cause: deux Sénégalais font partie des 9 condamnés à mort exécutés dimanche, et un troisième est dans le couloir de la mort. C'est donc le président Macky Sall lui même qui a ordonné la convocation, ce mercredi 29 août, de l'ambassadeur de Gambie à Dakar. Macky Sall dénonce une application de la peine de mort par Banjul entourée d'opacité et à l'insu des autorités sénégalaises.
Macky Sall: «Nous avons été surpris du mépris des autorités gambiennes à l'égard du Sénégal»
(le Sénégal) qui aurait dû être informé au moins de la décision par les voies appropriées. Cela n'a pas été le cas. J'ai demandé au ministre de convoquer... l'ambassadeur de Gambie et de lui notifier notre regret face à cette attitude tout à fait inacceptable... je condamne l'application de la peine de mort entourée d'opacité, à l'insu des autorités sénégalaises...
Autre réaction, celle de Washington. C'est en tant que pays qui applique lui-même la peine de mort que les Etats Unis exhortent la Gambie à cesser immédiatement les exécutions. Pour le département d'Etat américain, Banjul doit réviser toutes ses peines capitales afin de s'assurer qu'elles sont conformes à la loi et aux obligations internationales du pays.
La France et le Commonwealth, dont la Gambie est membre, ont aussi pressé Banjul de ne pas poursuivre ces exécutions. Selon Amnesty international, qui avait alerté l'opinion internationale sur ces exécutions, les proches des 9 condamnés à mort fusillés dimanche n'ont pas été prévenus à l'avance de leur exécution et les détenus qui restent dans le couloir de la mort sont privés de communication avec leurs familles.
Il y aurait aujourd'hui encore au moins 38 condamnés à mort en Gambie, et tous sont en danger imminent d'exécution selon Amnesty International.
Source: RFI
Macky Sall: «Nous avons été surpris du mépris des autorités gambiennes à l'égard du Sénégal»
(le Sénégal) qui aurait dû être informé au moins de la décision par les voies appropriées. Cela n'a pas été le cas. J'ai demandé au ministre de convoquer... l'ambassadeur de Gambie et de lui notifier notre regret face à cette attitude tout à fait inacceptable... je condamne l'application de la peine de mort entourée d'opacité, à l'insu des autorités sénégalaises...
Autre réaction, celle de Washington. C'est en tant que pays qui applique lui-même la peine de mort que les Etats Unis exhortent la Gambie à cesser immédiatement les exécutions. Pour le département d'Etat américain, Banjul doit réviser toutes ses peines capitales afin de s'assurer qu'elles sont conformes à la loi et aux obligations internationales du pays.
La France et le Commonwealth, dont la Gambie est membre, ont aussi pressé Banjul de ne pas poursuivre ces exécutions. Selon Amnesty international, qui avait alerté l'opinion internationale sur ces exécutions, les proches des 9 condamnés à mort fusillés dimanche n'ont pas été prévenus à l'avance de leur exécution et les détenus qui restent dans le couloir de la mort sont privés de communication avec leurs familles.
Il y aurait aujourd'hui encore au moins 38 condamnés à mort en Gambie, et tous sont en danger imminent d'exécution selon Amnesty International.
Source: RFI
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