C’est la semaine prochaine que le Parlement turc va se prononcer sur l'autorisation de déployer des troupes hors de Turquie, en Syrie et en Irak. Une motion qui étendra le mandat actuel prévoyant juste un droit de poursuite, et non de stationnement. Voilà qui ressemble fort au premier pas turc pour s’engager pleinement aux côtés des coalisés contre l’organisation Etat Islamique, surtout quand le président Erdogan promet de faire « tout ce que la coalition demandera à la Turquie ».
Quand il ajoute que son pays « défendra lui-même ses frontières », il faut comprendre qu’Ankara ressort là un très ancien projet - on pourrait même dire une véritable obsession turque – à savoir l'instauration d'une zone tampon de l'autre côté de sa frontière, côté syrien donc, une idée déjà défendue il y a 20 ans déjà pour l'Irak !
Se protéger des Kurdes
M. Erdogan dit bien qu’il souhaite une zone d’exclusion aérienne et une bande de sécurité du côté syrien de sa frontière - la première permettant de protéger la seconde - pour à la fois contenir le flot des réfugiés s’invitant en Turquie et se protéger des Kurdes dont Ankara se méfie terriblement, plus peut-être encore que des jihadistes de l’organisation Etat Islamique.
Seulement, l’ONU devra avaliser ce dispositif, que le Pentagone ne considère pas du tout conforme aux objectifs de la coalition. En fait, la Turquie ne tient pas à s’engager militairement contre l’OEI, mais bien à se protéger des conséquences de cette opération alliée contre les jihadistes.
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