L’ONG Médecins sans frontières prend cette décision suite à la dégradation de la situation à cause de la surpopulation des centres de détention. « La situation a commencé suite à une augmentation progressive du nombre des réfugiés et migrants dans ces centres », explique Oonagh Curry, responsable des opérations de MSF en Libye.
Une conséquence de la hausse des interceptions de migrants souhaitant rejoindre l’Europe en traversant la Méditerranée. « Cette augmentation est directement liée à une augmentation de la présence des garde-côtes libyens sur la Méditerranée en train d’intercepter les migrants qui sont en train de prendre la fuite en direction de l’Europe », rajoute-t-elle.
« Une situation qu’on ne peut plus soutenir »
De plus, l'organisation dénonce des violences extrêmes et persistantes à l'intérieur des centres à l’encontre des migrants interceptés en Méditerranée. Ils « sont détenus dans des containeurs métalliques, sans fenêtre, sans ventilation appropriée, dans une chaleur d’été, ils n’ont pas assez d’eau, pas assez de nourriture. Le 13 juin, les gardiens dans le centre de détention à Abu Salim ont ouvert le feu sur les migrants et les réfugiés avec plusieurs personnes blessées. On a encore entendu parler d’un incident à al-Mabani. Les gardiens ont commencé à frapper les migrants et les réfugiés. On a vu 19 personnes avec des fractures, des coupures ».
Médecins sans frontières demande donc à l'État libyen d'intervenir et à l'Union européenne de reconsidérer le financement qu'elle accorde aux garde-côtes libyens. « On est arrivé à une situation qu’on ne peut plus soutenir », conclut MSF.
Une conséquence de la hausse des interceptions de migrants souhaitant rejoindre l’Europe en traversant la Méditerranée. « Cette augmentation est directement liée à une augmentation de la présence des garde-côtes libyens sur la Méditerranée en train d’intercepter les migrants qui sont en train de prendre la fuite en direction de l’Europe », rajoute-t-elle.
« Une situation qu’on ne peut plus soutenir »
De plus, l'organisation dénonce des violences extrêmes et persistantes à l'intérieur des centres à l’encontre des migrants interceptés en Méditerranée. Ils « sont détenus dans des containeurs métalliques, sans fenêtre, sans ventilation appropriée, dans une chaleur d’été, ils n’ont pas assez d’eau, pas assez de nourriture. Le 13 juin, les gardiens dans le centre de détention à Abu Salim ont ouvert le feu sur les migrants et les réfugiés avec plusieurs personnes blessées. On a encore entendu parler d’un incident à al-Mabani. Les gardiens ont commencé à frapper les migrants et les réfugiés. On a vu 19 personnes avec des fractures, des coupures ».
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