Alors que certains Etats – l’Egypte, les Emirats arabes unis, la Russie – apportent un soutien militaire autrement plus massif et un soutien politique autrement plus affiché à Khalifa Haftar, c’est la France que la Turquie accuse, par la voix cette fois-ci de son porte-parole de la présidence, de mettre « en danger la sécurité de l’Otan, la sécurité en Méditerranée, la sécurité en Afrique du Nord et la stabilité en Libye ».
Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, la Turquie reproche à la France une certaine hypocrisie puisqu’elle affirme ne « choisir aucun camp » tout en étant accusée – et pas seulement par Ankara – d'apporter son appui à Khalifa Haftar. Ensuite, la France elle-même multiplie les attaques verbales contre Ankara dans ce dossier, l’accusant de violer l’embargo des Nations unies en fournissant des armes au gouvernement de Tripoli, dénonçant un interventionnisme turc « inacceptable ».
Vu d’Ankara, ces critiques passent d’autant plus mal que Paris les exprime au sein même des instances de l’Otan – dont la Turquie est membre – et qu’elles s’ajoutent à des tensions déjà vives entre les deux alliés. L’an dernier, le président français Emmanuel Macron était monté en première ligne pour dénoncer l’offensive turque contre les forces kurdes en Syrie.
Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, la Turquie reproche à la France une certaine hypocrisie puisqu’elle affirme ne « choisir aucun camp » tout en étant accusée – et pas seulement par Ankara – d'apporter son appui à Khalifa Haftar. Ensuite, la France elle-même multiplie les attaques verbales contre Ankara dans ce dossier, l’accusant de violer l’embargo des Nations unies en fournissant des armes au gouvernement de Tripoli, dénonçant un interventionnisme turc « inacceptable ».
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