Matar Dème, un berger de 35 ans, a été retrouvé mort dans une cellule de la gendarmerie de Dolly, à Linguère. Alors que les autorités évoquent un suicide, sa famille dénonce des zones d’ombre et réclame la vérité.
M. Dème, père de trois enfants et résident du village de Fidou bally est décédé le 8 juillet 2025 dans les locaux de la brigade de gendarmerie du Ranch de Dolly, où il était placé en garde à vue pour un "vol de bétail" présumé. Selon les gendarmes, l’homme se serait suicidé en utilisant son écharpe pour se pendre à la porte de sa cellule. Une version immédiatement contestée par sa famille, qui exige une autopsie et dénonce de possibles actes de torture .
L’arrestation de Matar Dème découle d’une plainte déposée par le neveu d’une autorité locale, l’accusant d’avoir volé du bétail. Après une confrontation organisée par les gendarmes, des "indices" non précisés auraient justifié sa garde à vue. Pourtant, une médiation locale avait abouti à un accord : Moctar acceptait de payer 250 000 FCFA en dédommagement, et le plaignant devait retirer sa plainte. Ce dernier a finalement refusé de signer l’accord, rompant les négociations .
La gendarmerie affirme que Matar Dème a mis fin à ses jours en attachant son écharpe à la porte de sa cellule avant de "sauter dans le vide". Cependant, son frère Aly Dème, dans un enregistrement audio, rejette catégoriquement cette explication :
« Nous demandons une autopsie. Comment peut-on se suicider dans une cellule sous surveillance ? Nous soupçonnons des violences ».
Le corps a été transféré à la morgue de l’hôpital Magatte Lô de Linguère, où la famille attend une contre-expertise indépendante .
Selon des sources sécuritaires, de hauts gradés de la gendarmerie nationale se sont rendus sur place pour enquêter.
M. Dème, père de trois enfants et résident du village de Fidou bally est décédé le 8 juillet 2025 dans les locaux de la brigade de gendarmerie du Ranch de Dolly, où il était placé en garde à vue pour un "vol de bétail" présumé. Selon les gendarmes, l’homme se serait suicidé en utilisant son écharpe pour se pendre à la porte de sa cellule. Une version immédiatement contestée par sa famille, qui exige une autopsie et dénonce de possibles actes de torture .
L’arrestation de Matar Dème découle d’une plainte déposée par le neveu d’une autorité locale, l’accusant d’avoir volé du bétail. Après une confrontation organisée par les gendarmes, des "indices" non précisés auraient justifié sa garde à vue. Pourtant, une médiation locale avait abouti à un accord : Moctar acceptait de payer 250 000 FCFA en dédommagement, et le plaignant devait retirer sa plainte. Ce dernier a finalement refusé de signer l’accord, rompant les négociations .
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