Ce dimanche 17 mai 2026, comme toutes années précédentes, le monde célèbre la Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT). A cette occasion, en France, Marine Tondelier, Secrétaire générale des Ecologistes, est revenue sur le durcissement de la loi contre les homosexuels au Sénégal, et dénoncé «une horreur» qui ne doit pas être acceptée.
«Dans ce pays, une nouvelle loi vient d'être votée à l'unanimité pour punir de 5 à 10 ans de prison ferme les "actes contre-nature". Toute une partie de la population vit dans la terreur, traquée et craignant d'être lynchée en public. C'est une horreur qu'on ne peut pas accepter», a écrit Marine Tondelier, sur ses réseaux sociaux.
La première responsable des Ecologistes, qui est pressentie pour être candidate à la présidentielle de 2027, a par ailleurs admis que la situation des homosexuels dans son pays n’est pas aussi reluisante. «Mais la situation n'est pas rassurante en France non plus. Selon SOS homophobie, les guet-apens homophobes se multiplient et les actes LGBTphobes ont augmenté de 27% entre 2024 et 2025. Et encore, beaucoup ne sont jamais signalés. Aujourd'hui, le droit français devrait permettre de lutter contre ce phénomène, mais il n'y a pas de volonté politique pour l'appliquer», a-t-elle soutenu.
Pour rappel, en mars 2026, l'Assemblée nationale du Sénégal a massivement adopté une réforme de l'article 319 du Code pénal qui double les sanctions contre l'homosexualité, faisant passer les peines pour « actes contre nature » de un à cinq ans à une détention de cinq à dix ans de prison, assortie d'amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA. Promulguée dans la foulée par le président Bassirou Diomaye Faye conformément à ses promesses électorales avec le Premier ministre Ousmane Sonko, cette nouvelle législation introduit également la criminalisation de la « promotion » ou du financement de l'homosexualité.
«Dans ce pays, une nouvelle loi vient d'être votée à l'unanimité pour punir de 5 à 10 ans de prison ferme les "actes contre-nature". Toute une partie de la population vit dans la terreur, traquée et craignant d'être lynchée en public. C'est une horreur qu'on ne peut pas accepter», a écrit Marine Tondelier, sur ses réseaux sociaux.
La première responsable des Ecologistes, qui est pressentie pour être candidate à la présidentielle de 2027, a par ailleurs admis que la situation des homosexuels dans son pays n’est pas aussi reluisante. «Mais la situation n'est pas rassurante en France non plus. Selon SOS homophobie, les guet-apens homophobes se multiplient et les actes LGBTphobes ont augmenté de 27% entre 2024 et 2025. Et encore, beaucoup ne sont jamais signalés. Aujourd'hui, le droit français devrait permettre de lutter contre ce phénomène, mais il n'y a pas de volonté politique pour l'appliquer», a-t-elle soutenu.
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