MÉMORANDUM SUR "LA QUESTION DU CABINDA": "Esclavagisme du temps moderne"


MÉMORANDUM SUR "LA QUESTION DU CABINDA": "Esclavagisme du temps moderne"
Un crime organisé par le gouvernement angolais, ignoré par la communauté internationale. 

le Cabinda est un territoire situé en Afrique centrale séparé de l'Angola par le fleuve Congo et d'une bande de terre de 60 kilomètres (r.d.Congo), bordé à l'Ouest par l'Océan Atlantique, au Nord-Est par la r.d.Congo et au Sud par la république du Congo Brazzaville.

Le Cabinda a une superficie de plus ou moins 10.000 kilomètres carré et avait 600.000 habitants lors du dernier recensement avant l'abandon du territoire par le protecteur colonial le Portugal le 11 novembre 1975.

L'installation du Portugal au Cabinda est le résultat des trois Traités de protection conclut entre les représentants des autochtones cabindais et du Portugal : Traité de Chimfuma en 1883, Traité de Chicamba en 1884 et surtout le dernier Traité celui de Simulambucu signé le 1 er février 1885.

Lors de la "Conférence de Berlin" sur le partage du "Bassin du Congo", le Portugal a présenté ce Traité de consentement des autochtones cabindais pour la reconnaissance de son statut de protecteur de l'intégrité territoriale du Cabinda, de son unité et de son identité contre les envahisseurs.

La "Question du Cabinda" est un problème complexe totalement différend de celui de l'Angola sur les aspects : juridique, sociologique, historique et géographique.

La charte coloniale fait une nette différence entre le Cabinda et l'Angola, la constitution portugaise de 1933 qui a servit de base de décolonisation énumérant les territoires portugais d'Outre Mer sépare le Cabinda de l'Angola. La carte de décolonisation de l'Union Africaine la confirme : l'Angola est le 35 ième pays à décoloniser et le Cabinda est le 39 ième pays à décoloniser.

Plus qu'un problème juridique, la tension entre cabindais et angolais sur le territoire est aussi évidente que le résultat d'une greffe incompatible , le rejet est systématique parce qu'il se pose le problème de légitimité de la présence angolaise au Cabinda imposée par la baïonnette et le fusil et non le résultat d'un commun accord entre les deux peuples.

Déjà avant l'indépendance de l'Angola, nous avons compris l'importance de l'unité, du 2 au 4 d'août 1963 à Pointe Noire en république du Congo Brazzaville, sous le haut patronage des présidents de deux Congo et du Gabon, le FLEC était créé pour défendre les intérêt du Cabinda.

Les "Accords d'Alvor signés le 15 janvier 1975 dans lesquels les parties visées à l'article 3, stipule que le Cabinda faif partie intégrante et inaliénable de l'Angola, sans le consentement préalable des autochtones cabindais contraire aux trois "Traités" qui ont permis la légalisation de la présence portugaise comme protecteur dans le territoire. Le post Alvor et pratiquement le post Simulambucu : espoir déçu et des jours amers de douleurs et de chagrins dans l'isolement absolu et l'abandon complet de la "Question Cabindaise" par la communauté internationale dominée par les entreprises Multi nationales opérant au Cabinda.

La catastrophe de la colonisation portugaise, en particulier la signature des "Accords d'Alvor, l'étape marque un conflit majeur avec l'offensive du 8 novembre 1975 qui a déclenchée la guérilla apposant les envahisseurs angolais dans le territoire du Cabinda avec la résistance cabindaise organisée au sein du Front de Libération de l'Etat du Cabinda Forces Armées Cabindaises  (FLEC FAC).

Avec cette escalade de violence les cabindais ont trouvés refuge au Congo Brazzaville, au Congo Kinshasa et à travers le monde. L'intesité du conflit a conduit à la détérioration de la situation des droits de l'homme et des libertés fondamentales, détruisant le tissu social et l'infrastructure économique, provoquant une pauvreté généralisée et le climat constant de la répression et de la terreur.

Après l'indépendance de l'Angola, le 16 février 1976, Monsieur Agostinho Neto, premier président de l'Angola s'est engagé de résoudre le problème cabindais par le dialogue. Le 28 février 1976, le président Agostinho Neto de l'Angola, le président Mobutu Sese Seko du Zaïre se sont réunis à Brazzaville sous les auspices du président Marien Ngouabi, président du Congo Brazzaville. Le président angolais a rejeté la légitimité de la lutte du FLEC et du FNLA et n'a reconnu que l'angolanité du Cabinda et s'est engagé à trouver une solution par le dialogue pour ce territoire, mais rien n'a été fait jusqu'à sa mort.

Au mois de février 1991 et au mois de février 2002, le président de l'Angola, Monsieur José Eduardo dos Santos s'était exprimé en disant que "le Cabinda était une question qui devait être abordée dans le contexte de la réforme constitutionnelle,ainsi nous pouvons savoir ce que veulent tous les angolais. Quelle est leur opinion à propos du Cabinda". C'est le référendum destiné à tous les angolais a déclaré le président angolais. En outre le président José Eduardo dos Santos a promis des négociation au mois de septembre 1992, les négociations avec les cabindais pour déterminer si oui ou non le Cabinda est l'Angola.

Passé des années, la réalité a prouvée que les négociations hypothétiques promises par le président José Eduardo dos Santos ne sont que des fausses promesses qui lui permettent de manipuler certains les opportunistes cabindais en sa guise.

L'histoire des vrais fausses négociations entre le gouvernement angolais et les cabindais sont jalonnées de plusieurs rendez vous manqués :

1 - Le président Nzita Henriques Tiago, fondateur du FLEC FAC a sollicité la médiation du président Fidel castro de Cuba 1984, un accord de cessez le feu a été signé le 12 février 1985 à Safica, qui était compris par les angolais comme une capitulation et n'ont pas hésité à violer le cessez le feu,

2 - De juin à juillet 1992 le gouvernement angolais a établit le contact avec le FLEC de Monsieur Luis Ranque Franque et  Lumingu Carneiro Gimbi après avoir conclu un accord que les négociations devaient avoir lieu à Genève en Suisse, rien ne s'est produit,

3 -  Le président josé Eduardo dos Santos de passage à Paris a rencontré le président Nzita Henriques Tiago afin d'amorcer les négociations pour la paix durable au Cabinda, rien ne s'est fait,

4 - Sous les auspices du président El Hadj Omar Bongo du Gabon, un accord a été signé à Libreville, à peine les négociations commencées, la délégation angolaise a quittée la table de négociation et s'en ai allée sans suite ni aurevoir au médiateur.

Le gouvernement angolais prétendant toujours ne pas avoir un interlocuteur cabindais valide du fait que les cabindais sont divisés. 

De toutes les réunions contre versées sur la paix au Cabinda dues aux jeux de divisions orchestrés par le gouvernement de l'Angola en organisant des négociations douteuses à sa guise avec des groupuscules séparés.

En août 2004, une dynamique d'unité des forces vives cabindaises à réunis le FLEC FAC, le FLEC Renové et la société civile cabindaise à Helvoirt en Hollande en vue de la réunification des forces vives cabindaises. En conclusion, un Forum Cabindais pour le Dialogue (FCD) est né, regroupant les délégués de toutes les composantes de la société  cabindaise chargé de mettre en place le mécanisme de négociations d'une paix durable et inclusive dans l'Etat du Cabinda.

Au lieu d'enclencher le dialogue constructif avec le staff mis en place, le gouvernement angolais en a profité pour détourner le chef responsable du Forum Cabindais pour le Dialogue (FCD) parce que celui ci est poursuivie par un mandat d'arrêt international des Etats Unis d'Amérique pour prise d'otages américains, employés de Chevron Gulf Oil Cabinda. Arrêté au Pays Bas prêt à être transféré aux Etats Unis, le gouvernement angolais la récupérer pendant sa liberté provisoire et fut transféré à Luanda sous escorte diplomatique angolaise.

Arrivée en Angola, les angolais ont organisé un simulacre de négociations sous les auspices du président Dénis Sassou Nguesso, à Brazzaville, Pointe Noire et conclue par la signature d'un "Mémorandum d'attente" entre le gouvernement angolais et Bento Bembe, dans la province de Namibe au Sud de l'Angola disant que le Cabinda fait partie intégrante de l'Angola. Toute la bande des recherchées par Interpol et leurs acolytes se sont dilués dans le gouvernement  angolais et ses organes afin d'échapper aux poursuites internationales à la demande des Etats Unis d'Amérique. 

Même avec ce "Mémorandum d'attente", il est prévu les amendements de la constitution angolaise tenant compte des spécificités du Cabinda. Depuis la signature de ce "Mémorandum à ce jour rien à été opéré. Tous ceux qui ont tenté de reposer le problème on été mis hors circuit ou abattu. Jusqu'à présent la paix n'est pas instaurée au Cabinda.

Ainsi en imposant qu'il y a un seul peuple angolais, de Cabinda à Cunene, et de rendre comme seul  modèle les "Accords de Namibe" signés par Bento Bembe du FLEC Révové en étant en position de faiblesse et poursuivis par un mandat d'arrêt international, il s'est laissé manipuler afin d'échapper à l'emprisonnement aux Etats Unis, ces accords n'ont apportés aucun résultat escompté. Ainsi le gouvernement angolais prend plaisir par la logique d'écrasement de ses adversaires affaiblis par la force brutale. Pour cette raison, il leur impose d’intégrer la société angolaise sans conditions ni exigences. 

La "Question du Cabinda" née en 1885 à la Conférence de Berlin reste entière et n'a trouvée aucune solution à ce jour. Si les représentants des autochtones avaient signés les Traités de protectorat avec la Belgique, la France ou le Pays Bas, le Cabinda notre pays serait indépendant et présent dans le concert des nations libres du monde aujourd'hui.

Les discours politiques angolais n'ont jamais été en mesure de respecter les dispositions légitimes du peuple cabindais ou au moins d'établir un droit démocratique et dans ce cas les droits de libertés fondamentales de sa population de s'autodéterminer en toute liberté.

Le dialogue plusieurs fois annoncé depuis l'accession de l'Angola à l'indépendance a toujours été ébranlé par la violence politique du gouvernement angolais, illustré par des vagues d'arrestations arbitraires, d'exécutions sommaires, des tortures et des disparitions. Le régime angolais contre avec violence toutes oppositions à sa politique esclavagiste au Cabinda.

Le principe sacro saint  de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation : Le Cabinda n'est pas l'Angola et ne l'a jamais été, il est séparé de l'Angola par la république démocratique du Congo, lié au Portugal par des accords reconnus par le droit international annexé unilatéralement par les Accords d'Alvor, ignorant le droit du peuple cabindais de disposer de lui même  par une consultation démocratique préalable. Le Congo Kinshasa, le Ruanda et  le Burundi ont passés une période coloniale et de protectorat similaire à celle de l'Angola et du Cabinda, lors de l'accession à l'indépendance, chaque pays dirige le destin de sa population. A titre d'illustration, Don Duarte Duque de Bragance Héritier de la couronne portugaise dont les ancêtres se sont engagés avec les autochtones cabindais, reconnais la validité des trois Traités qui n'ont jamais été dénoncés jusqu'à ce jour ainsi que la prise de position du président Mario Soares, d'où la responsabilité du Portugal : https://youtu.be/T7I99QumtNg ,  Cabinda interview de Don Duarte Duque de Braganz, héritier de la couronne portugaise  https://youtu.be/0Xf5gYaPXFU , : interview du président Mario Soares, un des décolonisateurs des terriroires portugais d'Outre Mer.

Le cas récent du Soudan est aussi un exemple concret à suivre.

Le Portugal dans ses décolonisations désordonnées de ses territoires d'Outre Mer, avait abandonné le Timor Oriental anarchiquement à l'Indonésie, après négociation, le gouvernement indonésien a retiré son administration du Timor Oriental qui est devenu en toute légalité indépendant et souverain.

Les Etats Unis d'Amérique existent, les européens ont librement crées l'Union Européenne, ils ont ouvert leurs frontières et avance vers une fédération ou vers un gouvernement européen large où les recettes et les charges sont supportées au menu sans complexe, les riches aident les pauvres à s'émanciper.

Les africains prétendent crée ou vivre dans l'Union Africaine composée des pays indépendants en calquant le modèle USA ou UE, à la seul différence que le Portugal a laissé entre l'Angola et le Cabinda une situation insoluble.

Depuis le 11 novembre 1975 à ce jour les royalties perçues par l'Angola sur l'exploitation du Cabinda pouvaient construire le Qatar, un pays moderne. Rendez vous au Cabinda pour constater que ces habitants vivent à l' ère primitive, le pillage est structuré en faveur d'une oligarchie angolaise, pour plus ou moins 1.000.000 habitants et plus 1.000.000 de barils de pétrole/jour.

Le gouvernement Angolais doit quitter le Cabinda et permettre à sa population de s'autodéterminer. A ce sujet, nous invitons une commission indépendante intégrant les éléments des Nations Unis, de l'Union Européenne et de l'Union Africaine pour mener le processus de consultation auprès des populations cabindaises meurtries et conclure avec les négociations démocratiques sérieuses.

Le gouvernement angolais incarne la force du mal contre la démocratie et le droit du peuple cabindais, l'occupation du Cabinda est volontairement ignorée à cause des intérêts inavoués.

Bientôt 54 ans que nous avons crée le Front de Libération de l'Etat du Cabinda Forces Armées Cabindaises, nous croyons avoir atteint le sommet de notre patience. Il est temps de trouver une solution à la "Question du Cabinda", nous demandons au monde libre épris de paix de liberté et de justice de penser à la protection du peuple cabindais, de mettre toutes les vérités sur la table.

Nous comptons sur l'examen bienveillant de notre Mémorandum qui nécessite une attention particulière soutenue afin au peuple cabindais asservis et abandonné par la communauté internationale de s'autodéterminer

Le peuple cabindais souhaite son affranchissement avant qu'il ne soit trop tard.

Nous appelons au "rassemblement" de toutes les forces vives cabindaises dans  l'Unité" de combat en faveur de l'autodétermination et à la souveraineté du Cabinda tel à toujours été et demeure la volonté de Nzita Henriques Tiago, père de la révolution cabindaise..... 

Que vive le Cabinda libre et unis.

                                                                Cabinda, le 24 avril 2017
                                                                               

                                                            Front de Libération de l'Etat du Cabinda
                                                            Forces Armées Cabindaises
                                                            FLEC FAC
                                                            

                                                            Nzita Emmanuel
                                                            Président
                                                            Chef du gouvernement
                                                            Commandant suprême de FAC