Après une série de revers marquants en Afrique de l’Ouest, Emmanuel Macron entame une visite stratégique à Djibouti le 20 décembre, avant de se rendre en Éthiopie le lendemain. Ce déplacement met en lumière les efforts du président français pour préserver l’influence de Paris sur le continent, face à une contestation grandissante.
Djibouti, en tant que point d’ancrage militaire historique de la France en Afrique, revêt une importance particulière pour Paris. Isolé après des échecs successifs au Sahel et en Afrique de l’Ouest, Macron espère consolider cette relation pour contrer l’érosion de la présence française sur le continent.
Le récent départ du Tchad et l’éventuel départ du Sénégal des troupes françaises a porté un coup dur à la diplomatie française. Le Tchad a dénoncé ses accords de coopération militaire, affirmant sa souveraineté, tandis que le Sénégal a suivi demandant le retrait des bases françaises, un geste symbolique en faveur de l’indépendance nationale. Ces décisions reflètent un rejet généralisé de la présence militaire française, jugée envahissante, dans une région historiquement marquée par le colonialisme.
L’échec de Macron à maintenir une position forte en Afrique de l’Ouest soulève des questions sur l’avenir des relations franco-africaines. Alors que le président tente de renforcer ses alliances en Afrique de l’Est, il devra composer avec une image écornée et une défiance accrue des populations locales.
Le déplacement à Djibouti et en Éthiopie sera déterminant pour évaluer la capacité de la France à se réinventer sur le continent africain. Toutefois, face à une vague de rejet de sa présence militaire et à une concurrence géopolitique intense, cette visite pourrait n’être qu’une tentative tardive pour préserver un héritage en péril.
Par Coulibaly Mamadou
Djibouti, en tant que point d’ancrage militaire historique de la France en Afrique, revêt une importance particulière pour Paris. Isolé après des échecs successifs au Sahel et en Afrique de l’Ouest, Macron espère consolider cette relation pour contrer l’érosion de la présence française sur le continent.
Le récent départ du Tchad et l’éventuel départ du Sénégal des troupes françaises a porté un coup dur à la diplomatie française. Le Tchad a dénoncé ses accords de coopération militaire, affirmant sa souveraineté, tandis que le Sénégal a suivi demandant le retrait des bases françaises, un geste symbolique en faveur de l’indépendance nationale. Ces décisions reflètent un rejet généralisé de la présence militaire française, jugée envahissante, dans une région historiquement marquée par le colonialisme.
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