Au cœur d’Antohomadinika, un groupe de lavandières frotte le linge, encerclées par des eaux usées qui menacent de déborder à l’approche de la saison des pluies. Marina, l’une d’entre elles, a un message à faire passer : « Nous, on demande juste au gouvernement d’assainir le quartier ! C’est de plus en plus sale ici parce qu’on est plus nombreux qu’avant. On veut aussi du travail décent, de quoi vivre quand on n’est pas diplômé, comme nous ! »
Avec l’installation chaque année de nouveaux venus des campagnes, la place manque, le travail aussi. Mais à l’idée d’envisager quitter un jour le quartier où elle est née, Marina ironise : « Ah si je pouvais partir, j’aimerais déménager près du palais de la Reine, là-bas, tout en haut de la ville ! »
Depuis l’étroite case en bois de Colette, se dessinent à l’horizon les pylônes du tout nouveau téléphérique, érigé en symbole de modernité dans la capitale. Cette mère de famille vit ici avec ses neuf enfants : trois d’entre eux ne peuvent travailler après être tombés dans la drogue. Une autre facette de la misère et une échappatoire dans ces bas quartiers.
« Mes garçons ont des épisodes d’hystérie où ils détruisent tout autour d’eux. J'aimerai les soigner mais je n'en ai pas les moyens », déplore-t-elle.
Et comme un signe de résilience, sur les murs bâchés de la maison, seule une discrète inscription colorée fait office de décoration : « C’est écrit qu’il ne faut pas se décourager dans la vie. Il faut toujours affronter », poursuit-elle.
Du courage pour vivre au jour le jour et une recherche de dignité pour des habitants marginalisés, pourtant nombreux à partager la même réalité dans la capitale. Selon la Banque mondiale, 2/3 des Tananariviens vivent dans ces quartiers défavorisés.
Avec l’installation chaque année de nouveaux venus des campagnes, la place manque, le travail aussi. Mais à l’idée d’envisager quitter un jour le quartier où elle est née, Marina ironise : « Ah si je pouvais partir, j’aimerais déménager près du palais de la Reine, là-bas, tout en haut de la ville ! »
Depuis l’étroite case en bois de Colette, se dessinent à l’horizon les pylônes du tout nouveau téléphérique, érigé en symbole de modernité dans la capitale. Cette mère de famille vit ici avec ses neuf enfants : trois d’entre eux ne peuvent travailler après être tombés dans la drogue. Une autre facette de la misère et une échappatoire dans ces bas quartiers.
« Mes garçons ont des épisodes d’hystérie où ils détruisent tout autour d’eux. J'aimerai les soigner mais je n'en ai pas les moyens », déplore-t-elle.
Et comme un signe de résilience, sur les murs bâchés de la maison, seule une discrète inscription colorée fait office de décoration : « C’est écrit qu’il ne faut pas se décourager dans la vie. Il faut toujours affronter », poursuit-elle.
Du courage pour vivre au jour le jour et une recherche de dignité pour des habitants marginalisés, pourtant nombreux à partager la même réalité dans la capitale. Selon la Banque mondiale, 2/3 des Tananariviens vivent dans ces quartiers défavorisés.
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