Comme un tiers des Malgaches, cette jeune femme a fait appel à une méthode contraceptive. Elle voulait éviter une grossesse précoce : « Dans mon cas, mon conjoint a accepté car nous étions encore étudiants. Mais dans les campagnes surtout, les gens refusent car ils pensent qu’avoir beaucoup d’enfants et un héritage est une bénédiction et une richesse ».
Pourtant Mamadou Dicko, représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), explique qu’il est important de maitriser les grossesses et donc d’avoir recours à la contraception pour limiter la mortalité des mères et leurs bébés : « La mortalité maternelle ici est très élevée. Nous avons en moyenne 10 à 12 femmes qui meurent chaque jour à Madagascar lorsqu’elles accouchent. Ce niveau est inacceptable. Pour la plupart, les décès maternels sont liés aux grossesses trop rapprochées, trop nombreuses et qui interviennent dans des corps qui ne sont pas encore préparés. Il y a à Madagascar des jeunes filles de 11-12 ans qui ont des grossesses ».
Mais il reste plusieurs défis pour faciliter l’accès à la planification familiale, des défis culturels, mais aussi le manque de moyens et de personnel formé dans le pays.
Source: Rfi.fr
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