La récolte de la vanille malgache la plus précoce, dans la région septentrionale d’Ambanja, donne en général le ton de la campagne et il n’est pas très positif cette année. La tendance est à la baisse des prix de la vanille verte payée aux paysans par les préparateurs : 60 à 70 000 ariary le kilo, c’est trois fois moins que l’an dernier.
On s’attend à une avalanche de production cette année, elle pourrait dépasser les 2 000 tonnes, 500 tonnes de plus que l’an dernier. Or la demande internationale est absente. « D’habitude, on sait à quoi s’attendre à cette époque, témoigne le président du Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar, mais cette année les contrats n’arrivent pas. »
Le Covid-19 a dans un premier temps dopé la consommation de vanille
Jusqu’à présent le Covid-19 avait pourtant dopé la consommation de vanille. Les particuliers confinés ont davantage cuisiné à la maison, ils ont acheté plus d’extraits ou de gousses de vanille dans les supermarchés. Mais cela n'a fait que sauver les prix de la vanille, qui étaient déjà à la baisse, sous la pression de l’offre attendue et des stocks de l’ancienne campagne. Au point que le gouvernement malgache était intervenu en février dernier pour fixer un prix minimum à l’exportation (350 dollars le kilo), ce qu’il n’avait pas fait depuis 2009.
Maintenant que le confinement est passé, on s'attend à une déprime de la demande de vanille. Celle des restaurants s’est effondrée. Et les industries agro-alimentaires ont reformulé leurs recettes pour intégrer deux fois moins de vanille de Madagascar et plus d’arômes naturels autres, voire d’arômes synthétiques. Des décisions de justice contre les mensonges sur l’étiquette aux Etats-Unis pourraient être décisives.
Madagascar retarde les exportations et impose un prix minimum
En attendant le gouvernement malgache a reculé au 15 juillet le lancement officiel de la campagne et au 15 septembre le début des exportations pour encourager une meilleure maturité des gousses. Les autorités vont aussi annoncer un nouveau prix minimum, on évoque 250 dollars le kilo. Une façon de retarder la chute des prix mondiaux, encore à 500 dollars l’an dernier. Toute la filière a en mémoire 2004. Les cours étaient passé de 400 à 40 dollars en un an.
On s’attend à une avalanche de production cette année, elle pourrait dépasser les 2 000 tonnes, 500 tonnes de plus que l’an dernier. Or la demande internationale est absente. « D’habitude, on sait à quoi s’attendre à cette époque, témoigne le président du Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar, mais cette année les contrats n’arrivent pas. »
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Jusqu’à présent le Covid-19 avait pourtant dopé la consommation de vanille. Les particuliers confinés ont davantage cuisiné à la maison, ils ont acheté plus d’extraits ou de gousses de vanille dans les supermarchés. Mais cela n'a fait que sauver les prix de la vanille, qui étaient déjà à la baisse, sous la pression de l’offre attendue et des stocks de l’ancienne campagne. Au point que le gouvernement malgache était intervenu en février dernier pour fixer un prix minimum à l’exportation (350 dollars le kilo), ce qu’il n’avait pas fait depuis 2009.
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