La manifestation a commencé dans la soirée pour se finir vers 1 heure et demie du matin. D’après un témoin sur place, la foule était nombreuse : plusieurs centaines de personnes, surtout des jeunes, portant une banderole et des t-shirts. Leur message s'adressait à la Jirama, la compagnie nationale d’électricité : « Arrêtez le délestage, ou bien nous allons manifester ».
Des barrages ont été dressés. Des manifestants ont brûlé des pneus et des planches de bois. Des poteaux électriques ont été détruits. Les forces de l’ordre ont lancé des grenades lacrymogènes. Et le face à face a duré plusieurs heures. La veille, le bureau commercial de la Jirama avait déjà été saccagé par une foule en colère.
« C’est très chaud à Tamatave en ce moment ! », affirme une femme témoin des dernières manifestations. Depuis un mois, les habitants vivent avec deux à quatre heures d’électricité par jour. De nombreuses professions sont bloquées. L’arrivée de nouveaux groupes électrogènes la semaine dernière n’a pas réglé le problème pour l’instant.
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