L’imam Dicko lance ni plus ni moins un appel à sauver le Mali. « Sans réaction collective maintenant, écrit-il, l’État qui nous gouverne n’a plus de sens ». Un constat qui le conduit à s’engager pour réconcilier les Maliens. Il propose la construction d’un nouveau pacte républicain et s’engager personnellement à « bâtir des passerelles entre acteurs civils et armés ».
Difficile de dire quelles sont les intentions du leader religieux qui opte dans ce texte pour une rhétorique politique, à commencer par le choix du mot « manifeste ». Prend-il ses distances avec les militaires qu’il a jusque-là clairement soutenus ?
L'imam reste attentif à la situation du pays
« Pas forcément », assure le sociologue Brema Ely Dicko, mais c’est un rappel qu’il veille au grain et surveille la transition, selon ce dernier, quitte à reprendre son bâton de pèlerin.
Ce texte n’a pas pu être écrit à l’insu des militaires, estime pour sa part Gilles Holder, spécialiste de l’islam malien. Mais plus que la caution de l’ex-junte ce qui compte surtout pour l’anthropologue c’est le calendrier choisi et l’intention. Ce texte ressemble fort à un message au président Macron à la veille du sommet du G5 Sahel à N’Djamena. Un message qui rappelle noir sur blanc à la France l'importance de discuter avec les groupes armés.
Difficile de dire quelles sont les intentions du leader religieux qui opte dans ce texte pour une rhétorique politique, à commencer par le choix du mot « manifeste ». Prend-il ses distances avec les militaires qu’il a jusque-là clairement soutenus ?
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