Selon un rapport d'Euractiv, relayé par Harici.com.tr, l'entreprise d'État chinoise CRRC est pressentie pour remporter ce contrat portant sur la livraison de 380 bus au gaz naturel comprimé (GNC) à Dakar.
Bien que le projet soit intégralement financé par un consortium européen incluant la Banque européenne d’investissement (BEI) et l'Agence française de développement (AFD), le constructeur chinois a soumis une offre financière « inférieure à la moitié de celle de ses concurrents », surclassant ainsi le seul candidat européen en lice, le Suédois Scania.
Cette situation suscite une vive indignation au sein des instances européennes, où l'on dénonce un « détournement stratégique des fonds destinés au développement de l'Afrique ». Un député européen a fustigé un scénario qu'il juge « complètement absurde », tandis qu’un autre martèle que « si l'Europe tient à son autonomie stratégique, elle ne peut rester neutre lorsque ses propres finances sont en jeu ».
Pour ces responsables, l'argent de l'initiative Global Gateway, censée offrir une alternative éthique aux « Nouvelles Routes de la Soie », ne devrait pas « profiter à des entreprises chinoises subventionnées par l'État ».
Face à cette polémique, les institutions financières se retranchent derrière la rigueur des procédures de passation de marchés. Selon Euractiv, la BEI a précisé qu'elle ne peut exiger de ses clients « qu'ils discriminent les soumissionnaires en fonction de leur nationalité », soulignant que les normes européennes ne signifient pas un soutien exclusif aux entreprises du continent.
Toutefois, d’après Euractiv « sous la pression, les autorités sénégalaises ont reporté leur décision finale à la fin de l'année 2026 ». En coulisses, la Commission européenne s'active déjà pour corriger ces failles juridiques dans son prochain budget. Le « CRRC et les autorités sénégalaises n'ont pas répondu aux demandes de commentaires », note Euractiv. Com.
Bien que le projet soit intégralement financé par un consortium européen incluant la Banque européenne d’investissement (BEI) et l'Agence française de développement (AFD), le constructeur chinois a soumis une offre financière « inférieure à la moitié de celle de ses concurrents », surclassant ainsi le seul candidat européen en lice, le Suédois Scania.
Cette situation suscite une vive indignation au sein des instances européennes, où l'on dénonce un « détournement stratégique des fonds destinés au développement de l'Afrique ». Un député européen a fustigé un scénario qu'il juge « complètement absurde », tandis qu’un autre martèle que « si l'Europe tient à son autonomie stratégique, elle ne peut rester neutre lorsque ses propres finances sont en jeu ».
Pour ces responsables, l'argent de l'initiative Global Gateway, censée offrir une alternative éthique aux « Nouvelles Routes de la Soie », ne devrait pas « profiter à des entreprises chinoises subventionnées par l'État ».
Face à cette polémique, les institutions financières se retranchent derrière la rigueur des procédures de passation de marchés. Selon Euractiv, la BEI a précisé qu'elle ne peut exiger de ses clients « qu'ils discriminent les soumissionnaires en fonction de leur nationalité », soulignant que les normes européennes ne signifient pas un soutien exclusif aux entreprises du continent.
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