M. Buhari « ne considère pas que 100 jours en fonction marque une étape importante. Il est plongé dans une réflexion sobre et se repose dans sa ville de Daura », a expliqué Garba Shehu à l’AFP. « Il n’y a aucun officiel présent pour marquer le coup: se vanter de ses accomplissements, ce n’est pas pour lui », a ajouté le porte-parole.
Muhammadu Buhari, 72 ans, est déterminé à « combattre l’insécurité, remettre l’économie sur pieds et éliminer la corruption. Ce sont les objectifs qu’il a poursuivi au cours de ces 100 derniers jours », a assuré M. Shehu. Pendant ces 100 jours, les médias nigérians ont soutenu l’action de leur président. S’ils se sont montrés critiques face à son apparente préférence pour ceux qui, comme lui, sont originaires du nord du Nigeria, la plupart trouve qu’il soutient avantageusement la comparaison avec son prédécesseur, Goodluck Jonathan.
Pöur Bayo Olupohunda, éditorialiste du journal privé Punch, « 100 jours, ce n’est qu’une goutte d’eau dans la mer pour la vie d’une nation. Les trois derniers mois depuis l’intronisation de l’administration de Buhari semblent plus importants aux Nigérians que l’euphorie du retour à la démocratie il y a 16 ans ». L’élection de ce Peul a été lourde de symbole : il s’agissait de la première alternance démocratique depuis la fin des dictatures militaires au Nigeria en 1999. Toutefois, plus de trois mois après son arrivée, l’ancien général n’a toujours pas nommé son gouvernement. « L’économie souffre du fait que le président tarde à nommer ses ministres », estime Paul Igbinoba, économiste basé à Lagos. « Le président doit agir plus rapidement dans la nomination de ses ministres clés et la mise en place de son équipe économique », a-t-il conclu.
Muhammadu Buhari, 72 ans, est déterminé à « combattre l’insécurité, remettre l’économie sur pieds et éliminer la corruption. Ce sont les objectifs qu’il a poursuivi au cours de ces 100 derniers jours », a assuré M. Shehu. Pendant ces 100 jours, les médias nigérians ont soutenu l’action de leur président. S’ils se sont montrés critiques face à son apparente préférence pour ceux qui, comme lui, sont originaires du nord du Nigeria, la plupart trouve qu’il soutient avantageusement la comparaison avec son prédécesseur, Goodluck Jonathan.
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