Maiduguri a retrouvé ce lundi un semblant de normalité. Le couvre-feu décrété dimanche a été levé et les populations peuvent de nouveau circuler en ville. Mais la psychose est bel et bien présente. Selon le correspondant du service haoussa de RFI, l'armée a dressé dans la ville des barrages sur les principaux axes et fouille systématiquement les véhicules.
Le gouverneur de l'Etat de Borno, Kashim Shettima, a appelé les populations à ne pas paniquer et à ne pas quitter la ville. Il reconnait cependant que la prise par la secte de Monguno, localité garnison à 140 kilomètres au nord de Maiduguri, fait désormais peser une menace permanente sur Maiduguri.
Désormais, hormis la route qui mène vers l'Ouest vers la ville de Damaturu, les autres axes menant à Maiduguri sont sous la menace ou le contrôle direct de Boko Haram. La question n'est pas tant de savoir si Boko Haram attaquera à nouveau Maiduguri, mais quand elle le fera. La secte considère en effet Maiduguri comme son fief naturel ; c'est dans cette ville que Mohamed Yusuf l'a créée. Maiduguri vit des jours d'autant plus difficiles que la ville est bondée. Environ 500 000 personnes chassées par Boko Haram y ont trouvé refuge.
-
Soudan : le Royaume-Uni et 31 partenaires internationaux alertent sur un risque croissant de famine
-
Côte d’Ivoire: de nouveaux cadres de l'opposition arrêtés et inculpés par la justice antiterroriste
-
L’Algérie et le Niger signent «un protocole d'accord» pour renforcer leur coopération militaire
-
Deux ex-otages européennes enlevées au Niger en 2025 ont été libérées et se trouvent en Libye
-
Ebola au Nigeria: une course contre-la-montre pour identifier les contacts du premier cas détecté




Soudan : le Royaume-Uni et 31 partenaires internationaux alertent sur un risque croissant de famine


