L'Ouganda fait partie des pays où le paiement de la dot reste une institution. Il semble inimaginable que la famille du marié ne verse pas de l'argent ou n'offre pas des biens à la famille de l'épouse. A l'inverse, le divorce n'était jusqu'ici possible que si cette somme ou son équivalent étaient restitués.
Cela fait plusieurs années que cette pratique est dénoncée par l'ONG ougandaise Mifumi. Car selon cette organisation, le paiement de la dot « réduit la femme à du bétail, à une chose que l'on possède et qui peut être achetée ou échangée contre de la marchandise ».
Selon Mifumi, le système de la dot et de son nécessaire remboursement favorise les violences conjugales. Car, si elle n'a pas les moyens de rembourser sa belle-famille, une épouse maltraitée ne peut échapper à son mari.
En 2007, Mifumi avait saisi la Cour constitutionnelle ougandaise pour demander que l'acceptation du divorce ne soit pas soumise au paiement de la dot. Sa demande a été dans un premier temps rejetée, mais l'ONG a décidé de faire appel devant la Cour suprême.
Cette dernière instance a estimé que l'obligation de rembourser la belle famille était inconstitutionnelle. « Le remboursement met la dignité de la femme en péril », a même estimé le président de la Cour suprême, Bart Katureebe, dans les colonnes du quotidien Daily Monitor.
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