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PS – Journée souvenir Léopold Sédar Senghor : Cheikh Seck brûle Khalifa Sall



PS – Journée souvenir Léopold Sédar Senghor : Cheikh Seck brûle Khalifa Sall
La Journée du souvenir se tient à la Maison du Parti Socialiste (PS) pour rendre hommage au président Léopold Sédar Senghor ce 20 décembre, date d’anniversaire de son décès en 2001. Seize (16) ans après, le PS va évaluer les mutations. C’est dans ce sens qu’un colloque est organisé ce mercredi matin pour en débattre en présence du Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng. « Le socialisme démocratique à l’épreuve des mutations » en est le thème.

Faisant un « petit rappel », Cheikh Seck indique que Léopold Sédar Senghor est le père fondateur du PS. « Il est donc tout à fait normal que chaque 20 décembre, nous célébrions la mémoire de cet homme qui fut le fondateur de notre Etat, de notre Nation. C’est la raison pour laquelle après une veillée culturelle le 19 décembre, comme on le fait chaque année, le matin (20 décembre), nous déposons une gerbe de fleurs sur sa tombe et prions pour lui. Au retour du cimetière, nous faisons une série de conférences, de panélistes,… », décline le député.

Avant de poursuivre : « Aujourd’hui, nous sommes dans une coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) où nous avons des socialistes, des progressistes, des centristes, des libéraux. Cela montre que les questions d’idéologie devront être dépassées. C’est des questions qui sont transversales parce que comme disait Senghor, le socialisme à hauteur d’homme. Aujourd’hui, il faut s’adapter aux réalités, aux mutations socio-économiques. Nous ne pouvons plus être ce que nous étions en son temps, il faut évoluer… ».

« Je l’ai évoqué deux (2) fois à l’Assemblée nationale, le président Macky Sall est un libéral mais un libéral socialiste parce que la politique qu’il est en train de mener est plus socialiste que nous, nous menions quand nous étions aux commandes. C’est la raison pour laquelle nous nous retrouvons parfaitement dans ce qu’il fait. Et, c’est cela qui milite en faveur de ce partenariat, de cette alliance », soutient-il, en soulignant que « le président Senghor mettait l’homme au centre du développement et c’est cela que fait aujourd’hui le président Macky Sall ».

« Le président Ousmane Tanor Dieng disait hier qui connait Senghor et qui suit de très près ce que fait le président Macky Sall, sait qu’il a quelque chose de Senghor… », déclare le responsable socialiste. Donnant en exemple la Couverture Maladie Universelle (CMU), entre autres réalisations du successeur de Wade, Cheikh Seck évoque « des politiques socialistes ».

Interpellé sur Sud fm sur la division au sein du PS, il refuse le terme « dissidence ». « Je parle d’une rébellion dans mon parti parce qu’il faut relativiser les choses. Tous ceux qui parlent et qui se réclament d’une sensibilité que Khalifa Sall est censé animer, appartiennent à une seule région et c’est la moitié d’un département, avec tout le bruit qu’on fait. On est en train de caricaturer le PS de Tanor, le PS de Khalifa alors qu’il n’y a pas un PS de Tanor, un PS de Khalifa. Il y a un Parti Socialiste qui connait en son sein, une tempête, une rébellion animée par la moitié de Dakar. Ils étaient 19 maires à Dakar, les 12 sont aujourd’hui dans BBY, il ne reste que 7 maires et c’est cela que vous appelez une dissidence », égratigne-t-il.
 
Cheikh Seck qui s’inscrit ainsi en faux, assure que « le Parti Socialiste est ce qu’il était ». « Naturellement, c’est normal qu’il y ait des ambitions. Mais rappelez-vous déjà en 2014 que le Congrès d’investiture qui a amené le Secrétaire général à rempiler à son poste, c’est Khalifa Sall qui était le président de la commission électorale. Et, c’est lui qui l’a installé officiellement en prononçant cette phrase ci-après : "Vous êtes aujourd’hui incontestablement le leader du Parti Socialiste". Et, quelques années après, il prône une démarche d’ôte-toi, je m’y mets. Mais nous avons nos structures, des tribunes d’expression où nous pouvons dire tout ce que l’on veut. Attendons que les renouvellements viennent. Si on lance l’appel à candidatures, il n’a qu’à se présenter. On l’avait fait en 2014, Aïssata Tall Sall s’est présentée, il a reculé au dernier moment, il ne s’est pas présenté. Il a donc présidé le Congrès du parti et il a installé Ousmane Tanor Dieng en tant que Secrétaire national chargé de la vie politique du parti », développe le socialiste.

Avant de marteler : « Je pense que ce qui se passe, c’est de l’irresponsabilité. Et puis, moi si je ne me sens plus à l’aise dans une structure, mais je la quitte comme a fait Malick Gakou, comme avait fait Macky Sall pour accéder au pouvoir. Mais vouloir y rester parce qu’ils savent qu’ils ne sont capables de rien du tout ». 


Mercredi 20 Décembre 2017 - 13:32



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