Forte fièvre, frissons, maux de tête, fatigue et vomissements... : alors que le paludisme a encore tué 579 000 personnes en Afrique en 2024 et que le continent concentrait alors 95% des malades recensés dans le monde selon l'Organisation mondiale de la santé, la Chine, elle, est parvenue à se débarrasser de ce fléau. Après 70 ans d'efforts, le pays est passé de 30 millions à zéro cas. Fort de cette expérience, le géant asiatique se propose donc désormais d'en faire bénéficier ses partenaires africains.
Fondé sur une réponse rapide aux cas détectés, le modèle chinois de surveillance a ainsi été adapté en Afrique – et notamment en Tanzanie – avec des campagnes de dépistage ciblé, un suivi des cas et des interventions rapides dans les foyers infectieux, non sans succès : dans certaines zones pilotes, une baisse marquée de la prévalence a en effet été constatée, preuve que ces approches fonctionnent en contexte de forte transmission.
Transformer les projets en politiques durables
Même constat avec les produits, autre levier clé de la lutte contre la maladie. Tests rapides, traitements antipaludiques, moustiquaires imprégnées et outils de lutte anti-vectorielle ont été développés à moindre coût, puis ajustés aux contraintes locales. L'enjeu désormais : produire directement sur le continent afin de sécuriser les chaînes d'approvisionnement et de réduire sa dépendance à l'extérieur.
Alors que Pékin mise par ailleurs sur la formation à travers des échanges de chercheurs, des missions d'experts ou une montée en compétence des agents de santé communautaires essentiels dans les zones rurales, la logique du dispositif est également en pleine évolution : désormais, les besoins sont formulés par les pays africains eux-mêmes, si bien que ce sont eux qui orientent la recherche et l'innovation chinoises. Reste à relever le défi majeur consistant à transformer ces projets en politiques durables, avec financements stables et ancrage local.
Fondé sur une réponse rapide aux cas détectés, le modèle chinois de surveillance a ainsi été adapté en Afrique – et notamment en Tanzanie – avec des campagnes de dépistage ciblé, un suivi des cas et des interventions rapides dans les foyers infectieux, non sans succès : dans certaines zones pilotes, une baisse marquée de la prévalence a en effet été constatée, preuve que ces approches fonctionnent en contexte de forte transmission.
Transformer les projets en politiques durables
Même constat avec les produits, autre levier clé de la lutte contre la maladie. Tests rapides, traitements antipaludiques, moustiquaires imprégnées et outils de lutte anti-vectorielle ont été développés à moindre coût, puis ajustés aux contraintes locales. L'enjeu désormais : produire directement sur le continent afin de sécuriser les chaînes d'approvisionnement et de réduire sa dépendance à l'extérieur.
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