Il aura suffi d’un passage médiatique pour que certains y voient le retour du “guerrier”, l’insoumis, le trublion politique. Droit dans ses bottes, ton direct, posture assumée. Ousmane Sonko n’a pas changé. Il dérange. Encore et toujours.
Dans une société où l’on valorise les compromis feutrés et les silences tactiques, il fait le choix de la franchise. Là où d’autres arrondissent les angles pour préserver leur image, lui tranche dans le vif. Il ne cherche ni à plaire ni à rassurer. Il parle vrai. Cash. Et cela suffit à déclencher les foudres.
Premier ministre “hors-norme”, il n’entre dans aucun moule. Pas même celui de “l’ami fidèle” ou du “frère docile” du très tranquille Président Bassirou Diomaye Faye. Leur relation n’est pas une mise en scène. Elle est politique, claire, structurée. Mais Sonko refuse le théâtre d’apparat. Il ne joue pas. Il agit. Il met en œuvre.
Pour beaucoup, cela reste inaudible. On le juge à l’aune de ses années d’opposition, comme si l’homme devait rester figé dans le costume qu’on lui avait taillé sur mesure. Peu importe qu’il ait hissé Diomaye à la magistrature suprême, aidé à faire élire El Malick Ndiaye à la tête de l’Assemblée Nationale. Ce qu’on retient de lui, ce sont ses colères, ses sorties, ses formules tranchantes, ses polémiques sans fin…
Car il est devenu la cible idéale. Celle qu’on accuse sans effort, celle qu’on attaque sans preuve. Le nom d’Ousmane Sonko circule dans les médias avec une constance suspecte. Il cristallise les peurs, concentre les critiques, incarne tous les excès, même ceux qu’il n’a pas commis.
Chroniqueurs à court d’idées, experts à géométrie variable, polémistes en quête de buzz… tous trouvent en lui un point de fixation. Et plus le vacarme est grand, plus la caricature devient commode.
Mais derrière l’image d’un homme dur, il y a une force calme. Il encaisse. Il continue. Il avance. Non pas sans faille, mais avec cette détermination propre aux figures qu’on ne peut réduire à des rôles secondaires.
Hier, le président Diomaye a mis fin aux spéculations : «Non, je ne suis pas en conflit avec le Premier ministre.» Un message clair. Sobre. Rassembleur.
Et pourtant, dans le récit médiatique de ce mardi 15 juillet, c’est Diomaye qui est salué pour sa hauteur. Ousmane Sonko, lui, reste le “problème”. L’homme à surveiller. Celui que l’on guette, que l’on redoute, que l’on accuse de tous les maux.
Il faudra bien, un jour, se poser la question : pourquoi tant d’acharnement sur celui qui ne fait que tenir debout à visage découvert dans un pays où tant d’autres avancent masqués ?
En attendant ce jour, souhaitons-lui simplement ceci : joyeux anniversaire, Monsieur le Premier ministre. Vous n’êtes peut-être pas aimé de tous, mais vous forcez chacun à se positionner. Et cela, c’est déjà le propre des hommes d’Histoire.
MTG
Dans une société où l’on valorise les compromis feutrés et les silences tactiques, il fait le choix de la franchise. Là où d’autres arrondissent les angles pour préserver leur image, lui tranche dans le vif. Il ne cherche ni à plaire ni à rassurer. Il parle vrai. Cash. Et cela suffit à déclencher les foudres.
Premier ministre “hors-norme”, il n’entre dans aucun moule. Pas même celui de “l’ami fidèle” ou du “frère docile” du très tranquille Président Bassirou Diomaye Faye. Leur relation n’est pas une mise en scène. Elle est politique, claire, structurée. Mais Sonko refuse le théâtre d’apparat. Il ne joue pas. Il agit. Il met en œuvre.
Pour beaucoup, cela reste inaudible. On le juge à l’aune de ses années d’opposition, comme si l’homme devait rester figé dans le costume qu’on lui avait taillé sur mesure. Peu importe qu’il ait hissé Diomaye à la magistrature suprême, aidé à faire élire El Malick Ndiaye à la tête de l’Assemblée Nationale. Ce qu’on retient de lui, ce sont ses colères, ses sorties, ses formules tranchantes, ses polémiques sans fin…
Car il est devenu la cible idéale. Celle qu’on accuse sans effort, celle qu’on attaque sans preuve. Le nom d’Ousmane Sonko circule dans les médias avec une constance suspecte. Il cristallise les peurs, concentre les critiques, incarne tous les excès, même ceux qu’il n’a pas commis.
Chroniqueurs à court d’idées, experts à géométrie variable, polémistes en quête de buzz… tous trouvent en lui un point de fixation. Et plus le vacarme est grand, plus la caricature devient commode.
Mais derrière l’image d’un homme dur, il y a une force calme. Il encaisse. Il continue. Il avance. Non pas sans faille, mais avec cette détermination propre aux figures qu’on ne peut réduire à des rôles secondaires.
Hier, le président Diomaye a mis fin aux spéculations : «Non, je ne suis pas en conflit avec le Premier ministre.» Un message clair. Sobre. Rassembleur.
Et pourtant, dans le récit médiatique de ce mardi 15 juillet, c’est Diomaye qui est salué pour sa hauteur. Ousmane Sonko, lui, reste le “problème”. L’homme à surveiller. Celui que l’on guette, que l’on redoute, que l’on accuse de tous les maux.
Il faudra bien, un jour, se poser la question : pourquoi tant d’acharnement sur celui qui ne fait que tenir debout à visage découvert dans un pays où tant d’autres avancent masqués ?
En attendant ce jour, souhaitons-lui simplement ceci : joyeux anniversaire, Monsieur le Premier ministre. Vous n’êtes peut-être pas aimé de tous, mais vous forcez chacun à se positionner. Et cela, c’est déjà le propre des hommes d’Histoire.
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