C’est peut-être pour Raila Odinga que l’équation est la plus difficile à résoudre. « C’est même un cauchemar », estime l’analyste kényan Dismas Mokua.
Le candidat est pris entre deux feux. D’un côté Kalonzo Musyoka, déjà vice-président, et deux fois son colistier par le passé estime que le ticket lui revient de droit. Il menace sinon de lui retirer le soutien non négligeable de sa communauté au risque de faire éclater leur coalition.
Dans le même temps le candidat sait que pour l’emporter il ne peut se passer de la région centrale du Mont Kenya, principal réservoir de voix du pays. C’est le fief du sortant Uhurura Kenyatta, qui appelle bien à voter pour lui, mais dont les partisans estiment que le poste de vice-président représenterait la moindre des rétributions en échange de leur vote.
Dans le camp de William Ruto, l’autre grand candidat, les prétendants non plus ne manquent pas et les tractations se compliquent à mesure que s’élargit sa coalition. Le ralliement récent du président de l’Assemblée nationale Justin Muturi pourrait par exemple changer la donner.
Quoi qu’il en soit de l’avis de nombreux analystes, rarement le choix des colistiers n’aura semblé aussi déterminant sur l’issue d’une présidentielle au Kenya. Car pour la première fois depuis des décennies, la province centrale du pays, le mont Kenya, faiseur de roi, ne présente pas son propre candidat.
Le candidat est pris entre deux feux. D’un côté Kalonzo Musyoka, déjà vice-président, et deux fois son colistier par le passé estime que le ticket lui revient de droit. Il menace sinon de lui retirer le soutien non négligeable de sa communauté au risque de faire éclater leur coalition.
Dans le même temps le candidat sait que pour l’emporter il ne peut se passer de la région centrale du Mont Kenya, principal réservoir de voix du pays. C’est le fief du sortant Uhurura Kenyatta, qui appelle bien à voter pour lui, mais dont les partisans estiment que le poste de vice-président représenterait la moindre des rétributions en échange de leur vote.
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