Michel Zecler, le producteur de musique victime de violences policières, répondant aux médias, le 26 novembre 2020. AP - Thibault Camus
Les quatre fonctionnaires, suspendus jeudi, ont été placés en début d'après-midi, vendredi 27 novembre, en garde à vue dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Ils sont tous visés par une enquête pour « violences par personne dépositaire de l'autorité publique » et « faux en écriture publique ».
Trois d'entre eux sont aussi entendus pour « violences volontaires, en réunion, avec arme et à caractère raciste », a informé le parquet de Paris.
Indignation générale
La vidéo du passage à tabac, diffusée jeudi sur les réseaux sociaux et largement partagée - plus de dix millions de vues -, a déclenché une onde de choc jusqu'au sommet de l'État, en passant par plusieurs grands noms du sport et de la musique.
Le président Emmanuel Macron a été « très choqué » par les images montrant Michel Zecler, un producteur noir, roué de coups dans l'entrée de son studio de musique à Paris. Il s'agissait de la première réaction officielle du chef de l'État sur cette affaire qui faisait vendredi les gros titres de la presse nationale.
« La nausée », titrait le quotidien de gauche Libération, sur une photo du visage ensanglanté de Michel Zecler. « Violences policières : l'exécutif mis en cause », affichait le journal Le Monde en Une. Les footballeurs vedettes Antoine Griezmann ou Kylian Mbappé se sont aussi indignés sur les réseaux sociaux.
Gerald Darmanin, le clivant ministre de l'Intérieur, incarnation d'une stratégie sécuritaire sans état d'âme, a été reçu jeudi soir par M. Macron qui lui a demandé de prononcer des sanctions très claires contre les policiers, selon une source gouvernementale.
« Uniforme sali »
Après cette rencontre, le ministre a annoncé sur la chaîne France 2 qu'il demandait la révocation des quatre policiers (le quatrième mis en cause est accusé d'avoir jeté une grenade lacrymogène dans le studio), et les a accusés d'avoir « sali l'uniforme de la République ».
Le secrétaire général du syndicat des commissaires de police, David Le Bars, a souhaité que « la justice agisse vite », tout en demandant à sortir de la polémique consistant à « laisser croire » que l'ensemble de la police était violente.
Selon Michel Zecler, qui a porté plainte, les policiers l'ont traité de « sale nègre » à plusieurs reprises. Ce témoignage relance les interrogations sur un racisme et une violence « structurels » au sein de la police française, catégoriquement démentis par les autorités, mais alimentées par une série d'affaires ces dernières années.
Trois d'entre eux sont aussi entendus pour « violences volontaires, en réunion, avec arme et à caractère raciste », a informé le parquet de Paris.
Indignation générale
La vidéo du passage à tabac, diffusée jeudi sur les réseaux sociaux et largement partagée - plus de dix millions de vues -, a déclenché une onde de choc jusqu'au sommet de l'État, en passant par plusieurs grands noms du sport et de la musique.
Le président Emmanuel Macron a été « très choqué » par les images montrant Michel Zecler, un producteur noir, roué de coups dans l'entrée de son studio de musique à Paris. Il s'agissait de la première réaction officielle du chef de l'État sur cette affaire qui faisait vendredi les gros titres de la presse nationale.
« La nausée », titrait le quotidien de gauche Libération, sur une photo du visage ensanglanté de Michel Zecler. « Violences policières : l'exécutif mis en cause », affichait le journal Le Monde en Une. Les footballeurs vedettes Antoine Griezmann ou Kylian Mbappé se sont aussi indignés sur les réseaux sociaux.
Gerald Darmanin, le clivant ministre de l'Intérieur, incarnation d'une stratégie sécuritaire sans état d'âme, a été reçu jeudi soir par M. Macron qui lui a demandé de prononcer des sanctions très claires contre les policiers, selon une source gouvernementale.
« Uniforme sali »
Après cette rencontre, le ministre a annoncé sur la chaîne France 2 qu'il demandait la révocation des quatre policiers (le quatrième mis en cause est accusé d'avoir jeté une grenade lacrymogène dans le studio), et les a accusés d'avoir « sali l'uniforme de la République ».
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