« Ils se font toujours accompagner d’une femme - surtout quand il faut enlever une dame - pour mettre [les habitants] un tout peu en confiance et ce sont des jeunes qui ne vous donnent pas l'air d'être des criminels », explique Laura.
Ce jour-là, cette Congolaise de 30 ans monte à bord d'un taxi immatriculé, mais elle tombe aux mains de jeunes ravisseurs. À l’approche d’une route dégagée, le conducteur et ses complices dévoilent leurs intentions :
« J’ai reçu des coups, j’ai été tabassée, ils m’ont menacée, ils m’ont traumatisée, ils ont carrément tout pris, raconte-t-elle. Ils exigeaient une certaine somme d’argent. Je n’avais pas le choix que de partager l’information autour de moi que j’étais kidnappée et que les kidnappeurs exigeaient une rançon. Cela se passe généralement avec le "Mobile money". Mes correspondants à moi recouraient carrément au Mobile money et je n’ai pas eu le choix que de leur donner carrément mes mots de passe pour recevoir de l’argent venant de partout. »
Les négociations ont eu lieu pendant que la voiture roulait : « J’ai toujours l’impression que ça me reviendra un jour. J’ai peur, je préfère encore me déplacer par mes moyens de motocycliste que prendre un transport en commun. »
Le mois dernier, une dizaine de cas ont été rapportés à la police, d’autres ne sont pas dénoncés. Certaines victimes sont même tuées puis jetées dans des caniveaux. Face à ce phénomène, les autorités de la ville ont pris des mesures dissuasives.
« Des patrouilles mixtes seront effectuées par les différents services de sécurité, mais également des check point (seront mis en place) pour pouvoir traquer ces inciviques qui s’évertuent à semer désolation et psychose dans la capitale », promet le ministre provincial de l'Intérieur Gratien Tsakala.
Même quand les ravisseurs sont arrêtés ou jugés, les victimes craignent qu'ils soient rapidement relâchés.
Ce jour-là, cette Congolaise de 30 ans monte à bord d'un taxi immatriculé, mais elle tombe aux mains de jeunes ravisseurs. À l’approche d’une route dégagée, le conducteur et ses complices dévoilent leurs intentions :
« J’ai reçu des coups, j’ai été tabassée, ils m’ont menacée, ils m’ont traumatisée, ils ont carrément tout pris, raconte-t-elle. Ils exigeaient une certaine somme d’argent. Je n’avais pas le choix que de partager l’information autour de moi que j’étais kidnappée et que les kidnappeurs exigeaient une rançon. Cela se passe généralement avec le "Mobile money". Mes correspondants à moi recouraient carrément au Mobile money et je n’ai pas eu le choix que de leur donner carrément mes mots de passe pour recevoir de l’argent venant de partout. »
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