À Rwampara, dans la zone de santé de Shari, les relais communautaires sont au plus près des habitants. Ils sont le visage de la riposte. Depuis le début de l’épidémie, leur travail a changé de rythme et de nature. Sensibilisations de masse, dialogues communautaires, visites à domicile, surveillance et alertes : ils multiplient les actions pour informer les populations et les encourager à se rendre dans les structures sanitaires.
Emmanuel Birunga exerce ce métier depuis huit ans : « Auparavant, on avait des activités de routine, mais avec Ebola, on a dû changer les activités, c'est-à-dire on fait des sensibilisations de masse, on parle, on fait des dialogues communautaires et il y a les visites à domicile que nous sommes appelés à exécuter chaque fois pour faire la surveillance et faire des alertes aussi. »
Emmanuel dit être bien intégré dans sa zone de santé de Shari, qu’il connaît par cœur. Pourtant, même pour lui, convaincre les habitants n’a pas été facile. « Les gens n’écoutaient pas. Au début, c'était compliqué parce qu'ils disaient que c’était une maladie de routine : la malaria. Ou alors ils disaient que c’était du poison. Et ils allaient plutôt voir les tradipraticiens qui disaient que c’était le poison », raconte le relais communautaire.Puis les décès se sont multipliés. Dans l’aire de santé de Shari, le relais communautaire se souvient de journées au cours desquelles plus de dix personnes, parfois plus de quinze, étaient enterrées. « C'est à la suite de ça que les gens ont compris que cette maladie existe », conclut-il.
Aujourd’hui, les centres de santé se remplissent de nouveau. Les habitants commencent à retrouver confiance. Pour Cynthia Stephanie Zoh, qui accompagne les relais communautaires au sein de l’agence des Nations unies pour la population (UNFPA), cette confiance reste indispensable.
« L'engagement communautaire est toujours un défi parce que lorsqu'une Qnouvelle maladie arrive, il faut trouver des stratégies pour faire participer les communautés aux différentes activités pour qu’elles puissent avoir la bonne information. » Sur le terrain, informer, rassurer et lutter contre les fausses informations font désormais partie intégrante de la riposte.
Emmanuel Birunga exerce ce métier depuis huit ans : « Auparavant, on avait des activités de routine, mais avec Ebola, on a dû changer les activités, c'est-à-dire on fait des sensibilisations de masse, on parle, on fait des dialogues communautaires et il y a les visites à domicile que nous sommes appelés à exécuter chaque fois pour faire la surveillance et faire des alertes aussi. »
Emmanuel dit être bien intégré dans sa zone de santé de Shari, qu’il connaît par cœur. Pourtant, même pour lui, convaincre les habitants n’a pas été facile. « Les gens n’écoutaient pas. Au début, c'était compliqué parce qu'ils disaient que c’était une maladie de routine : la malaria. Ou alors ils disaient que c’était du poison. Et ils allaient plutôt voir les tradipraticiens qui disaient que c’était le poison », raconte le relais communautaire.Puis les décès se sont multipliés. Dans l’aire de santé de Shari, le relais communautaire se souvient de journées au cours desquelles plus de dix personnes, parfois plus de quinze, étaient enterrées. « C'est à la suite de ça que les gens ont compris que cette maladie existe », conclut-il.
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