C'était un scénario redouté, mais à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) beaucoup s'y attendaient. Médecins Sans Frontières (MSF) y est prépositionné pour prendre en charge d'éventuels cas depuis plusieurs mois, des campagnes d'information ont été menées et près de 3 000 personnels de santé y sont déjà vaccinés. Reste que ce premier cas inquiète.
Si sa prise en charge a été rapide à Goma, on sait aussi que le malade, un pasteur, avait présenté les premiers symptômes dès le 9 juillet, avant de décider vendredi dernier de faire le voyage Butembo-Goma. Un voyage de deux jours à bord d'un bus qui transportait 18 autres passagers et au cours duquel il a réussi à passer trois postes de contrôle sanitaire sans être détecté.
Pas de filtrage 100% efficace
« C'est un peu surprenant », reconnaît Antoine Gauge, responsable du programme d'urgence Ebola de Médecins Sans Frontières. Cela montre dit-il, qu'il nous faut « poursuivre les efforts » même si, rappelle ce spécialiste, « l'on sait qu'il est très difficile de mettre en place un filtrage qui soit à 100% efficace ».
Depuis dimanche 14 juillet, pour éviter une propagation, toutes les équipes de la riposte s'activent donc à retracer l'itinéraire exact du malade durant ces deux jours, identifier les lieux où il a pu se rendre, ceux où il a dormi, les personnes qu'il a rencontrées. Lundi soir, l'OMS avait déjà listé une soixantaine de personnes à contacter. Parmi eux, la moitié a à ce jour pu être retrouvée et vaccinée.
Si sa prise en charge a été rapide à Goma, on sait aussi que le malade, un pasteur, avait présenté les premiers symptômes dès le 9 juillet, avant de décider vendredi dernier de faire le voyage Butembo-Goma. Un voyage de deux jours à bord d'un bus qui transportait 18 autres passagers et au cours duquel il a réussi à passer trois postes de contrôle sanitaire sans être détecté.
Pas de filtrage 100% efficace
« C'est un peu surprenant », reconnaît Antoine Gauge, responsable du programme d'urgence Ebola de Médecins Sans Frontières. Cela montre dit-il, qu'il nous faut « poursuivre les efforts » même si, rappelle ce spécialiste, « l'on sait qu'il est très difficile de mettre en place un filtrage qui soit à 100% efficace ».
Depuis dimanche 14 juillet, pour éviter une propagation, toutes les équipes de la riposte s'activent donc à retracer l'itinéraire exact du malade durant ces deux jours, identifier les lieux où il a pu se rendre, ceux où il a dormi, les personnes qu'il a rencontrées. Lundi soir, l'OMS avait déjà listé une soixantaine de personnes à contacter. Parmi eux, la moitié a à ce jour pu être retrouvée et vaccinée.
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